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Discours
le 22 mai 2003Deuxième trimestre
2003 Merci Dan. Bonjour à toutes et à tous. Avant d’aborder les événements du trimestre, j’aimerais faire quelques remarques au sujet de l’annonce de réorganisation qui faisait également partie du communiqué de presse de ce matin. Vous savez qu’à la lumière de nos problèmes de crédit de l’an dernier, nous nous sommes engagés à renforcer notre infrastructure de risque et de crédit et à relever les défis associés à notre portefeuille de prêts aux grandes entreprises. Nous avons fait des progrès considérables relativement à l’amélioration de notre structure de crédit et de nos processus de gestion des risques et de crédit. Nous avons également élaboré une nouvelle stratégie de gestion des risques que nous mettons actuellement en œuvre. La mise en œuvre étant en cours, Tom Spencer, premier vice-président à la direction, Gestion des risques, a pris la décision de quitter la Banque à la fin du présent exercice. M. Spencer a joué un rôle critique dans l’élaboration et la mise en œuvre de notre stratégie de gestion des risques améliorée. Au cours des derniers mois, il a travaillé avec acharnement pour assurer l’adoption d’une stratégie améliorée et son travail renforcera la Banque dans l’avenir. Compte tenu de la décision de M. Spencer de quitter la Banque, Bharat Masrani, vice-président à la direction, Gestion des risques de crédit, assumera la direction de notre secteur de gestion des risques. Il sera chargé de surveiller tous les aspects de la gestion des risques pour la Banque et notre groupe de vérification interne. Il continuera également à surveiller les activités autres que de base. Afin d’assurer une transition sans difficulté dans ce secteur critique, M. Masrani assumera ses nouvelles fonctions immédiatement et M. Spencer agira à titre de conseiller, pour moi et pour M. Masrani, à plein temps au cours des six prochains mois, puis à temps partiel l’année suivante. Étant donné le rôle élargi de M. Masrani, Paul Douglas, premier viceprésident, GFBTD, deviendra le principal dirigeant des activités autres que de base. En ce qui concerne notre deuxième trimestre, bien qu’il n’ait pas été aussi « peu mouvementé » que le premier, la restructuration et les réductions de valeur consécutives de Waterhouse International et de nos activités d’options sur actions annoncées antérieurement ont été commandées par notre engagement à donner suite à nos promesses. L’estimation collective de notre bénéfice net pour le trimestre se situait autour de 71-72 cents l’action et exclut manifestement l’incidence de la restructuration et des réductions de valeur. À titre de comparaison, nous avons obtenu 69 cents au cours du trimestre et, afin d’assurer la comparabilité, le reste de mes observations renverra à notre bénéfice net sous-jacent et n’inclura pas l’incidence de la restructuration et des réductions de valeur. Je dirais que l’estimation collective était fondamentalement exacte au sujet du bénéfice par action en circulation. Cependant, les impôts ont été plus élevés que l’on aurait pu s’y attendre au cours du trimestre, ce qui a occasionné un élément d’impôt non récurrent. En examinant les résultats du trimestre, vous constaterez que le taux d’imposition de la Banque est probablement supérieur aux attentes – autour de 35 %. En ce qui concerne l’avenir, nous nous attendons à un taux d’imposition normalisé plus bas. Le taux d’imposition plus élevé est une retombée de la faillite d’Air Canada et concerne notre exposition à cette entreprise en raison du financement par la cession de deux appareils en crédit-bail accordé par Canada Trust à la fin des années 1980. En raison de la méthode comptable utilisée pour le créditbail, la faillite d’Air Canada donne lieu à un rajustement d’impôt, pour le trimestre, d’environ 30 millions de dollars, ou environ 4,5 cents par action. Ces baux étaient inscrits dans le registre des activités autres que de base et ont été réduits au montant approprié. Vous remarquerez également que nous n’avions pas de frais de PPC ou frais similaires dans notre portefeuille de base ce trimestre. Nous avons réussi à diminuer le risque dans ce portefeuille, comme le prouve la baisse de l’actif pondéré en fonction des risques de 1,4 milliard de dollars au cours du trimestre, et n’avons pas jugé nécessaire de dépenser des fonds pour le réduire davantage. En ce qui concerne l’avenir, il serait réaliste de supposer que nous dépenserions 100 millions de dollars annuellement en frais de PPC ou frais similaires, ce qui équivaut à environ 2,5 cents par trimestre. L’effet combiné de ces deux facteurs – le rajustement des impôts et la compensation par l’absence de PPC d’entreprise – a été une réduction du bénéfice par action d’environ 2 cents pour le trimestre. Permettez-moi maintenant d’effectuer un bref examen des activités et de vous faire part de mon point de vue relativement au trimestre et à notre direction. Ce fut selon moi un bon trimestre – bénéfices d’exploitation solides et de qualité et excellents progrès dans la mise en œuvre de notre stratégie commerciale. Examen des activités : Services bancaires personnels et commerciaux .été excellents. Nous avons continué à faire face à une concurrence intense relativement aux prix et avons vu les écarts se rétrécir, compensant en partie une bonne croissance du volume, mais nous avons pu atteindre d’excellents chiffres de croissance des bénéfices grâce aux PPC et aux frais qui étaient tous deux moindres. Bénéfice net Même si le deuxième trimestre comptait trois jours de moins, le bénéfice net est pratiquement égal à celui du premier trimestre, alors que le bénéfice net sur douze mois affiche une augmentation de 16 %, en accord avec notre objectif de croissance du bénéfice à deux chiffres pour cette année. Revenus En effectuant un rajustement pour tenir compte du nombre moins élevé de jours dans le trimestre (3 jours de moins = 34 millions de dollars), la croissance des revenus est pratiquement fixe par rapport au trimestre précédent et en hausse de 2 % par rapport à l’an dernier. Bien que les augmentations de volume aient été intéressantes, comme je l’ai dit, elles sont en partie compensées par la compression de la marge. En effet, la marge a diminué de deux points de base par rapport au dernier trimestre et de six points de base par rapport à l’an dernier. Nous nous attendons à ce que la pression de la marge se poursuive au cours du prochain trimestre puisque la concurrence en termes de part de marché se poursuit. L’effet des taux d’intérêt plus bas devrait se modérer puisque les taux ont augmenté, ce qui compense en partie la pression de la marge. Le volume des comptes de base, bien qu’il ait augmenté sur douze mois, est pratiquement fixe par rapport au dernier trimestre. Nous avons également constaté une croissance lente des comptes de base. Nous ne sommes pas satisfaits de ce résultat, mais sommes convaincus de pouvoir produire une croissance plus élevée des comptes dans l’avenir. Le mouvement des actions dans le volume de base est en majorité attribuable aux clients des comptes d’épargne qui confient leurs avoirs à des concurrents offrant des taux assez élevés. Nous examinons notre réponse compétitive. Dépenses Les dépenses ont diminué de 1,4 % par rapport au trimestre précédent. Après rajustement pour tenir compte du nombre de jours en moins (3 jours de moins = 10 millions de dollars), les dépenses ont été pratiquement fixes par rapport au trimestre précédent. Nous avons produit les résultats du trimestre d’une manière conséquente avec notre stratégie simple qui vise à maintenir la croissance des dépenses à un niveau inférieur à celle des revenus. Nous continuons à investir dans des améliorations de processus qui accroissent la satisfaction des clients et diminuent les coûts de façon permanente. De plus, en tant qu’à-côté, notre ISC est passé à 86 % pour le trimestre, par rapport à 85 % au dernier trimestre. PPC Nous avons connu des pertes moins élevées sur les prêts tant personnels que commerciaux au cours du trimestre. Nos efforts visant à améliorer les processus d’approbation de crédit ont été efficaces et nous constatons une tendance à la baisse des prêts défaillants. Les PPC des prêts aux petites entreprises et des prêts commerciaux demeurent stables, mais nous sommes conscients du fait que l’augmentation de la valeur du dollar aura une incidence spectaculaire sur certains de nos clients. Nous ne constatons cependant pas d’incidence immédiate. Nous avons également, au cours du trimestre, décidé de mettre fin à notre relation de services bancaires en magasin avec Wal-Mart. L’acquisition de CT a considérablement augmenté le système de distribution TD, changeant l’importance d’une stratégie de services bancaires en magasin. Les détails et le moment de la fin des services ne sont pas définitifs et les coûts uniques, le cas échéant, associés à notre abandon de ces services seront absorbés selon le cours normal. Examen des activités : Gestion de patrimoine Le bénéfice de Gestion de patrimoine a affiché une baisse de 6 % sur douze mois et de 24 % sur trois mois, pour se chiffrer à 29 millions de dollars. Les revenus de 487 millions de dollars représentaient une baisse de 10 % par rapport au premier trimestre de 2003 et de 12 % par rapport au même trimestre l’an dernier. Les résultats ont subi l’effet négatif des volumes des opérations qui ont chuté de 15 % par rapport au premier trimestre de 2003 et de 24 % par rapport au deuxième trimestre de 2002, en raison des marchés financiers faibles qui prévalaient. Le trimestre a été inhabituel, en particulier pour TD Waterhouse USA, puisqu’il y avait menace de guerre en février, que la guerre était en cours en mars, et qu’elle se terminait en avril. Nous avons remarqué que les opérations par jour étaient extrêmement faibles en février, mais qu’elles affichent depuis une tendance à la hausse. Nous remarquons également une reprise des opérations de nos clients existants, en raison de la demande contenue. Cependant, nous sommes seulement d’un optimisme prudent relativement aux opérations par jour puisque les investisseurs demeurent prudents et que, de manière saisonnière, l’été est en général plus lent. Une nette importance est accordée aux dépenses dans la gestion de patrimoine nationale, puisque nous cherchons à réaliser les bénéfices de notre stratégie intégrée. En même temps, il faut souvent dépenser de l’argent pour éliminer des coûts, et nous voulons créer une meilleure proposition pour les clients afin que la marque TD Waterhouse offre véritablement une expérience distincte. Cela signifie qu’il est peu probable que vous constatiez les avantages de nos mesures avant la fin de 2004. On s’interroge, dans les journaux, sur notre position à l’égard de TD Waterhouse USA. Elle demeure une partie intégrante de notre stratégie de gestion de patrimoine. L’équipe a effectué un travail formidable pour réduire les coûts. Il s’agit d’un secteur rentable qui nous fournit une excellente tribune aux États-Unis. Nous avons confiance en cette entreprise. La perte provenant de TD Waterhouse International a été de 17,5 millions de dollars. Nous nous sommes engagés à ce que cette entreprise atteigne son seuil de rentabilité en 2004 et, avec le plan de restructuration que nous avons mis en œuvre, nous demeurons convaincus que ce sera le cas. L’autre objectif que j’avais énoncé était de mettre fin à la réduction de notre part du marché des fonds communs de placement. La Banque TD s’est classée en tête de l’industrie tant pour les ventes nettes globales que pour les ventes nettes de fonds à long terme et a accru sa part de marché pendant la période des RÉR. Il y a eu augmentation des rachats d’instruments du marché monétaire en avril, mais les ventes de fonds communs de placement à long terme sont demeurées solides. Examen des activités : Valeurs Mobilières TD Activités de base Valeurs Mobilières TD est en voie d’atteindre son objectif de bénéfices de 500 à 550 millions de dollars pour l’année en cours, malgré les marchés financiers difficiles. Les bénéfices ont été de 156 millions de dollars pour le trimestre, ce qui est fixe par rapport au premier trimestre. Le cumul annuel et un rajustement pour tenir compte de 50 millions de dollars de frais de PPC avant impôts situent le bénéfice net de l’année à ce jour à environ 275 millions de dollars, soit l’extrémité supérieure de notre fourchette. Les revenus du trimestre ont été généralement à la baisse par rapport à l’an dernier et au trimestre précédent, reflétant la faiblesse des marchés; il en a été de même des dépenses. Le taux d’imposition était considérablement plus bas en raison de la composition des bénéfices. Ensemble, ces éléments compensent l’image moins reluisante des revenus. En ne tenant pas compte des frais de restructuration, les activités d’options sur actions affichent une perte de 15 millions de dollars pour le trimestre, ce qui équivaut à peu près au résultat du trimestre précédent. Encore une fois, comme dans le cas de TD Waterhouse International, nous prévoyons atteindre le seuil de rentabilité en 2004. Je demeure satisfait du rendement de Valeurs Mobilières TD, qui se concentre sur ses deux principaux secteurs d’activité – une solide franchise de gros nationale avec des forces dans le domaine des prêts aux entreprises, des titres à revenu fixe, des actions et des services bancaires d’investissement, et un groupe mondial des marchés financiers. Le groupe réalise des progrès quant à la réduction de ses risques, tout en continuant à soutenir énergiquement sa clientèle. Les bénéfices sont assez solides par rapport à l’environnement difficile au sein duquel nous évoluons. Activités autres que de base Je suis extrêmement satisfait des progrès que nous réalisons en continuant de gérer stratégiquement à la baisse le portefeuille autre que de base d’une manière qui permet un abandon autofinancé et qui soutient notre engagement à l’égard de la valeur pour les actionnaires. Nous avions un montant prélevé global de 11,2 milliards de dollars à la fin du dernier exercice, que nous avons vu diminuer à 9,3 milliards de dollars à la fin du premier trimestre, puis à 7,2 milliards de dollars ce trimestre. La baisse du trimestre en cours est attribuable à des remboursements de prêts et à des remboursements associés à des arrangements et à des ventes. Le coût des produits vendus était minime, car la plupart l’ont été presque au pair. Même si cette tendance de perte ne se poursuivra pas, les signes d’un abandon autofinancé du portefeuille autre que de base demeurent positifs. Bien que certaines restructurations soient réussies, il reste des clients inquiets et nous ne sommes pas encore en mesure de déclarer victoire. Les ajouts aux prêts occasionnant des pertes dans le portefeuille autre que de base étaient à la baisse au cours du trimestre, passant de 458 millions de dollars au premier trimestre à 122 millions de dollars au deuxième. Examen des activités : Capital Enfin, j’aimerais simplement faire quelques remarques sur le renforcement de la situation de notre compte capital. Vous savez qu’il est prioritaire pour nous, cette année, de prouver notre capacité d’accumuler du capital liquide et de traiter le capital, dans tous nos secteurs d’activité, comme une denrée rare. Je suis très satisfait des résultats obtenus. Au 30 avril, notre ratio de capital de première catégorie était de 8,8 pour cent, une hausse de 30 points de base par rapport au 31 janvier. Nous demeurons dans la bonne voie pour disposer d’un plan d’immobilisations à la fin de l’exercice. Notre problème, vous le savez, n’est pas le capital, mais la capacité prouvée de produire des bénéfices soutenus sans accident. Malgré les radiations, le trimestre a été une autre étape positive du trajet vers le rétablissement de notre crédibilité. Conclusion Bref, un bon trimestre, des bénéfices de qualité, une nette démonstration que nous avons une équipe qui sait où elle va et qui accomplit le travail. |