Le point sur les marchés et perspectives
septembre 09 2026

Perspectives mensuelles des portefeuilles

Lecture de 10 min

Faits saillants des marchés et des portefeuilles

    • Tendances du marché : Les marchés boursiers mondiaux demeurent soutenus par une forte croissance des bénéfices et une participation élargie à l’échelle des secteurs et des sociétés. Parallèlement, les forces structurelles, notamment des déficits budgétaires plus importants, des primes à l’échéance plus élevées et une demande plus forte de capitaux, maintiennent les taux obligataires à long terme élevés.
    • Points de vue sur les catégories d’actif : Les actions demeurent prometteuses, car les chefs de file du marché ne sont plus seulement des sociétés technologiques à mégacapitalisation. Les titres à revenu fixe offrent un revenu intéressant et un potentiel de rendement amélioré, mais une sélection rigoureuse des titres demeure importante dans un contexte de nombreuses émissions d’obligations de sociétés. Les marchés privés continuent de présenter des occasions grâce à l’amélioration des paramètres fondamentaux de l’immobilier, aux investissements dans les infrastructures essentielles et au rôle complémentaire du crédit privé.
    • Principal point à retenir : L’intelligence artificielle (IA) et les investissements dans les centres de données demeurent d’importants facteurs de bénéfices et de dépenses en immobilisations, mais une participation plus large au marché et des taux obligataires plus élevés renforcent l’importance de maintenir un portefeuille équilibré comprenant des actions, des titres à revenu fixe et des marchés privés.

    Points de vue fournis par l’équipe Gestion des portefeuilles clients, GPTD

    Actions

    Comparaison de l’indice S&P 500 et de l’indice équipondéré S&P 500&P 500 Index versus S&P 500 Equal Weight Index

      Source : Bloomberg Finance L.P. Au 24 août 2026.
       

      • Le groupe des chefs de file du marché s’est élargi en 2026, les gains boursiers étant devenus plus largement répartis entre les secteurs et les sociétés après des années de domination des géants technologiques à mégacapitalisation, ce qui a favorisé l’indice équipondéré S&P 500.
      • L’amélioration de la capacité d’absorption du marché donne à penser qu’une plus grande part des actions participent à la progression, ce qui réduit la dépendance à l’égard d’un petit groupe de sociétés à mégacapitalisation.
      • Le rendement supérieur de l’indice équipondéré reflète la réduction de la concentration au sein des sociétés technologiques et une plus grande exposition aux secteurs cycliques et axés sur la valeur.

      Titres à revenu fixe

      Les taux à long terme renouent avec des sommets inégalés depuis plusieurs décennies

      Source : Bloomberg Finance L.P. Au 21 août 2026.
       

      • Les taux obligataires à long terme élevés ont incité le Trésor américain à intervenir sur le marché, ce qui souligne l’attrait des taux obligataires actuels pour les investisseurs.
      • Les émissions de titres de créance par les fournisseurs de services à très grande échelle du secteur de l’IA créent de nouvelles occasions et de nouveaux risques sur le marché des obligations de sociétés, ce qui renforce l’importance d’une sélection rigoureuse des titres.
      • L’imposition de nouveaux droits de douane pèse sur des perspectives de croissance déjà modestes au Canada, les obligations pouvant jouer un rôle de soutien si la croissance ralentit davantage.

      Marchés privés

      La vigueur de l’activité de location se maintient malgré l’offre limitée

      Source : Gestion de Placements TD Inc. Au 30 juin 2026.
       

      • L’amélioration de l’activité de location dans les immeubles de bureaux de grande qualité devrait favoriser une croissance accrue du revenu pour les investisseurs en immobilier commercial.
      • Quelle que soit l’issue des négociations commerciales, la nature essentielle des infrastructures et le déficit grandissant des dépenses publiques en infrastructures devraient continuer de favoriser des rendements attrayants dans cette catégorie d’actif.
      • Les stratégies de crédit privé continuent de compléter les portefeuilles de titres à revenu fixe publics afin de potentiellement améliorer les résultats globaux des portefeuilles.

        Répartition des actifs

        Taux de l’indice des obligations universelles FTSE Canada par rapport à l’inflation et au taux de rendement à l’échéance

        Source : Gestion de Placements TD Inc., FTSE Global Debt Capital Markets Inc. et Bloomberg Finance L.P. Au 31 juillet 2026.
         

        • Des facteurs structurels, et non seulement la politique monétaire, maintiennent les taux obligataires mondiaux à des niveaux élevés, les déficits budgétaires plus importants, les primes à l’échéance plus élevées et la demande accrue de capitaux exerçant des pressions à la hausse sur les taux à long terme.
        • La hausse des taux obligataires rehausse le seuil à franchir pour les actions en offrant des rendements plus attrayants et en accentuant la pression sur les ratios d’évaluation.
        • La hausse des taux réels a considérablement amélioré les perspectives des titres à revenu fixe, en rétablissant un potentiel appréciable de revenu et de rendement tout en réduisant la dépendance à l’égard du risque lié aux actions pour atteindre les objectifs de placement.

        Positionnement stratégique du portefeuille du Comité de répartition des actifs de Gestion de patrimoine TD

        Voici les points de vue du CRAGP sur un horizon de 12 à 18 mois.
         

        1. Les actions mondiales demeurent soutenues par une forte croissance des bénéfices. Les investissements dans l’IA et les centres de données continuent de produire des résultats, tandis que la participation plus générale aux bénéfices dans l’ensemble des secteurs offre un soutien supplémentaire aux marchés.
        2. Des taux attrayants continuent de soutenir les obligations. Comme on s’attend à ce que la Banque du Canada (BdC) maintienne le statu quo et que les taux demeurent élevés, le revenu devrait stimuler les rendements tout en aidant à atténuer la volatilité du portefeuille.
        3. Les placements alternatifs et sur les marchés privés continuent d’améliorer la résilience du portefeuille. La protection contre l’inflation, la diversification des flux de revenus et le potentiel de rendements à long terme intéressants soutiennent l’argument en faveur d’une augmentation des pondérations.

        Répartition des catégories d’actif de base

        • Actions:

          Légère surpondération

          Les marchés boursiers mondiaux sont en territoire positif depuis le début de l’année, la forte croissance des bénéfices ayant contrebalancé la légère baisse des ratios d’évaluation. Les secteurs axés sur l’IA et les dépenses des centres de données continuent de générer une forte croissance, la participation aux bénéfices s’élargissant à un plus large éventail de secteurs et offrant un soutien supplémentaire aux marchés. Malgré la possibilité d’une certaine volatilité liée à l’évolution des flux pétroliers au Moyen-Orient et à la confiance en matière d’IA, nous demeurons optimistes à l’égard des actions en raison de la croissance positive économique et des bénéfices à l’échelle mondiale, ainsi que des politiques gouvernementales plus favorables aux entreprises.

        • Titres à revenu fixe:

          Légère sous-pondération

          La reprise des tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada renforce nos attentes selon lesquelles la BdC maintiendra le statu quo en raison des risques à la hausse comme à la baisse pour la croissance et l’inflation. Malgré l’incertitude entourant les politiques, la dynamique mondiale de taux élevés sur une période prolongée ancre les taux obligataires à des niveaux attrayants et historiquement élevés. Par conséquent, nous nous attendons à ce que le revenu stimule les rendements, ce qui permettra aux obligations d’offrir une certaine stabilité en période de volatilité généralisée sur les marchés.

        • Marchés privés et placements alternatifs :

          Légère surpondération

          Nous sommes d’avis que les placements en actifs alternatifs peuvent avantager les portefeuilles diversifiés, en particulier sur une période à long terme. Les placements alternatifs peuvent offrir une protection contre l’inflation et des rendements absolus intéressants, tout en améliorant la stabilité du portefeuille grâce à la diversification et à des flux de revenus moins corrélés. Les récents événements géopolitiques ont renforcé le rôle des placements alternatifs en tant que sources de résilience. Compte tenu de la nature des actifs privés et de la phase actuelle de rajustement de la valeur au sein de plusieurs marchés, nous pensons que le moment est bien choisi pour accroître la pondération des actifs alternatifs ou envisager de tels placements.

        • Trésorerie et équivalents de trésorerie :

          Légère sous-pondération 

          Nous continuons de sous-pondérer légèrement les liquidités, car les rendements potentiels devraient demeurer limités par rapport à d’autres catégories d’actif. Dans ce contexte, nous estimons qu’il est plus avantageux de déployer le capital dans des catégories d’actif à rendement plus élevé.

        Perspectives et analyses des classes d'actifs

        • Actions canadiennes

        • Légère surpondération

        La croissance économique au Canada devrait demeurer faible, mais positive, car un gouvernement fédéral plus favorable à l’investissement aide à compenser l’incertitude entourant les échanges commerciaux avec les États-Unis. La composition sectorielle de l’indice composé S&P/TSX (TSX) agit à titre de facteur de diversification pour les États-Unis et les marchés émergents, qui sont fortement influencés par le secteur des technologies de l’information. Les rendements de l’indice TSX sont soutenus par une forte croissance des bénéfices, les bilans et des politiques favorables aux actionnaires en matière de dividendes et de rachats d’actions.


        • Actions américaines

        • Neutre

        Les rendements des actions américaines depuis le début de l’année ont été portés par une très forte croissance des bénéfices, tandis que les ratios se sont contractés. Même si la croissance des technologies de l’information demeure robuste, l’accélération s’est généralisée dans l’ensemble des secteurs et des sociétés à petite capitalisation. Les politiques fiscales favorables de la loi One Big Beautiful Bill Act et la possibilité d’une déréglementation accrue sont d’autres facteurs favorables. Les principales sources de volatilité comprennent les changements dans la confiance à l’égard des dépenses et des rendements en matière d’IA par rapport à l’impact qu’ils pourraient avoir sur les bénéfices futurs, ainsi que l’incertitude géopolitique persistante.


        • Actions internationales

        • Légère sous-pondération

        Les actions internationales pourraient être à la traîne, car la croissance des bénéfices, bien que positive, demeure inférieure à celle des autres marchés. En Europe, les bénéfices pourraient faire face à d’autres obstacles si les coûts de l’énergie demeurent supérieurs aux niveaux observés avant le conflit. Le marché japonais s’est redressé grâce à la réforme des sociétés, à un gouvernement davantage axé sur la croissance et aux avantages tirés des dépenses liées à l’IA, mais il pourrait y avoir de la volatilité, car la Banque du Japon a relevé son taux directeur.


        • Marchés émergents

        • Neutre

        Les actions des marchés émergents offrent une exposition à des sociétés technologiques qui présentent un solide potentiel de croissance des bénéfices alimentée par les dépenses liées à l’IA. La Chine continue de faire face à des défis en raison de la faiblesse de la consommation intérieure et de son marché immobilier.


        • Obligations d’État canadiennes

        • Légère sous-pondération

        Malgré l’incertitude commerciale entre les États-Unis et le Canada, la résilience de l’économie canadienne permet à la BdC de rester patiente et de maintenir le statu quo. Comme la politique intérieure est largement ancrée, de nouvelles fluctuations des taux devraient être attribuables aux taux américains et à l’évolution des primes à l’échéance à l’échelle mondiale.


        • Obligations de sociétés de qualité investissement

        • Légère surpondération

        Les écarts demeurent près de leurs creux cycliques dans un contexte de paramètres fondamentaux résilients. Bien que les dépenses en immobilisations liées à l’IA et les activités en matière de fusions et acquisitions continuent de stimuler le volume d’émissions, les investisseurs deviennent plus sensibles aux prix, en particulier en ce qui concerne les émetteurs fréquents, ce qui limite une nouvelle compression des écarts à court terme pour les secteurs liés à l’IA.


        • Obligations mondiales – marchés développés

        • Légère sous-pondération

        La résilience de l’économie américaine continue de soutenir un contexte de taux plus élevés sur une période prolongée. L’incertitude entourant la réaction future des banques centrales, la hausse à l’échelle mondiale des primes à l’échéance et la remontée des taux des obligations d’État japonaises devraient contribuer à une volatilité élevée sur les marchés obligataires des marchés développés.


        • Obligations mondiales - Marchés émergents

        • Légère surpondération

        Les obligations d’État des marchés émergents libellés en monnaie locale offrent un revenu intéressant, mais les perspectives de rendement global varient selon la région. Nous privilégions les obligations à court terme ou les positions en devises dans certains pays d’Amérique latine, d’Europe orientale et d’Afrique, où les taux ajustés à l’inflation sont attrayants. En revanche, nous restons prudents à l’égard des pays asiatiques où les taux sont plus faibles et les risques externes, plus élevés.


        • Obligations à rendement élevé

        • Neutre

        Les paramètres fondamentaux demeurent favorables et les défauts de paiement sont faibles, mais les écarts de taux proches du niveau du cycle le plus serré offrent une compensation limitée pour les risques de baisse liés à la géopolitique, à la dynamique du crédit privé et à la volatilité généralisée des marchés. Nous restons neutres compte tenu des évaluations serrées.


        • Prêts hypothécaires commerciaux

        • Légère sous-pondération

        Les prêts hypothécaires commerciaux continuent de procurer un surcroît de revenus tout en mettant les rendements des investisseurs à l’abri de l’intensification de la volatilité des taux d’intérêt.


        • Immobilier canadien

        • Légère sous-pondération

        Nous sommes d’avis que la majorité des rajustements de valeur dans le secteur de l’immobilier commercial canadien sont désormais derrière nous. Le taux d’occupation des bureaux (surtout à Toronto) a commencé à s’améliorer en raison des mesures de retour au bureau imposées par les grandes entreprises. Malgré la volatilité de la politique tarifaire des États-Unis, le marché canadien des immeubles industriels demeure vigoureux. La faiblesse des marchés des copropriétés et la baisse de l’immigration ont temporairement mis sous pression les loyers résidentiels à Toronto et à Vancouver. À long terme, les immeubles multirésidentiels connaîtront probablement une forte croissance des loyers en raison du déséquilibre structurel entre l’offre et la demande.


        • Immobilier mondial

        • Neutre

        Les rendements commencent à s’améliorer à l’échelle mondiale. Les marchés des États-Unis et de l’Asie-Pacifique ont connu une stabilisation des taux de capitalisation, tandis que l’Europe continue de tirer son épingle du jeu. Au Japon, la vigueur des paramètres fondamentaux des immeubles de bureaux, des immeubles résidentiels, des commerces de détail et des hôtels continue de soutenir la croissance des loyers malgré la hausse des taux. En Corée, la vigueur des marchés des immeubles de bureaux, des immeubles industriels et des hôtels devrait soutenir des rendements stables, bien que la hausse des coûts de financement rende le rendement de plus en plus axé sur le revenu.


        • Infrastructures

        • Légère surpondération

        Les infrastructures continuent d’offrir des rendements stables et une volatilité plus faible en raison de leur nature essentielle à long terme. Le déficit persistant des dépenses en infrastructures à l’échelle mondiale demeure un important facteur d’investissement, ce qui renforce la nécessité d’accroître les investissements. De plus, l’accélération de tendances, comme l’électrification des industries et l’expansion des infrastructures numériques, fait croître considérablement la demande d’actifs de production d’électricité/stockage d’énergie et d’infrastructures connexes, créant ainsi des occasions d’investissement intéressantes.


        • Crédit privé mondial

        • Légère surpondération

        Le crédit privé mondial procure un revenu de premier ordre grâce à des émissions à l’échelle mondiale diversifiées dans les secteurs des obligations de sociétés, de l’immobilier, des infrastructures et du financement spécialisé, y compris dans le cadre de relations auprès des entreprises du marché intermédiaire. La robuste infrastructure de gestion du risque de crédit de GPTD soutient une gouvernance solide et un accès rigoureux à des occasions intéressantes de rendement ajusté au risque.


        • Dette privée de qualité investissement (univers)

        • Légère sous-pondération

        La qualité élevée du crédit et la diversification à l’échelle mondiale peuvent procurer une stabilité de revenu dans un contexte économique incertain. Une forte prime d’illiquidité peut procurer un coup de pouce essentiel au revenu dans un contexte de resserrement des écarts de crédit des titres de créance publics. Le revenu additionnel et la plus-value potentielle du capital découlant de la modération des taux d’intérêt peuvent offrir un potentiel de hausse.


        • Produits de base (or, énergie, métaux, agriculture)

        • Légère surpondération

        Les produits de base se sont redressés en raison des perturbations de l’offre, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du gaz naturel, et pour certains intrants industriels. Les gains récents semblent plus attribuables à la réduction de l’offre qu’à la demande excédentaire, ce qui renforce le rôle des produits de base comme élément de diversification au sein des portefeuilles en période de tensions géopolitiques.


        • Dollar américain et dollar canadien

        • Légère sous-pondération

        Les mesures d’évaluation à long terme donnent à penser que le dollar américain demeure surévalué, ce qui soutient une légère sous-pondération. Bien que le billet vert continue de profiter de la demande de valeurs refuges dans un contexte d’incertitude géopolitique persistante, le potentiel de hausse par rapport au dollar canadien pourrait être plus limité par rapport aux niveaux actuels. Les perspectives de croissance plus faibles du Canada et la sensibilité à la dynamique commerciale mondiale continuent de nuire au dollar canadien à court terme, ce qui a été en partie contrebalancé par le soutien offert par les prix élevés de l’énergie.


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