Le point sur les marchés et perspectives
octobre 02 2026

Perspectives mensuelles des portefeuilles

Lecture de 10 min

Faits saillants des marchés et des portefeuilles

    • Tendances du marché : Les actions mondiales demeurent soutenues par une forte croissance des bénéfices et une participation élargie à l’échelle des secteurs et des sociétés. Par ailleurs, la volatilité des prix de l’énergie, la résilience de l’économie et le resserrement de la politique monétaire continuent d’influencer les marchés et les attentes d’inflation.
    • Points de vue sur les catégories d’actif : GPTD reste optimiste à l’égard des actions et continue de repérer des occasions sur les marchés mondiaux. Les titres à revenu fixe offrent un revenu résilient ainsi que des avantages sur le plan de la diversification, tandis qu’un positionnement sélectif demeure important compte tenu du faible niveau des écarts de crédit.
    • Principaux points à retenir : La hausse des taux d’intérêt continue d’accroître le potentiel de revenu des obligations, tandis que les produits de base et les actifs alternatifs peuvent contribuer à renforcer la résilience des portefeuilles dans un contexte d’incertitude géopolitique et économique persistante. Il demeure important de maintenir un portefeuille équilibré et diversifié dans le contexte de marché actuel.

    Points de vue fournis par l’équipe Gestion des portefeuilles clients, GPTD

    Actions

    Les prix élevés de l’énergie : des signaux contrastés pour les marchés

      Source : Bloomberg Finance L.P. Au 25 septembre 2026.
       

      • Les prix élevés du pétrole et des produits raffinés continuent de soutenir les bénéfices et les flux de trésorerie du secteur de l’énergie, renforçant ainsi son rôle de contributeur important aux rendements boursiers.
      • La hausse des coûts de l’énergie agit comme une taxe pour les consommateurs et les entreprises, en augmentant les frais de transport, de fabrication et d’exploitation, tout en limitant les dépenses discrétionnaires.
      • L’inflation des prix de l’énergie pourrait compliquer les efforts des banques centrales visant à assouplir la politique monétaire, ce qui pourrait freiner la croissance économique globale et peser sur les évaluations boursières.

      Titres à revenu fixe

      Une occasion de garantir un revenu attrayant

      Source : Bloomberg Finance L.P. Au 25 septembre 2026.
       

      • Les taux des obligations d’État ont poursuivi leur ascension vers des niveaux qui signalent une occasion intéressante de générer un revenu.
      • Les tensions géopolitiques ainsi que le volume élevé d’émissions d’obligations d’État et de sociétés, notamment pour financer les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA), ont continué d’exercer des pressions à la hausse sur les taux obligataires.
      • La hausse du taux directeur par la Réserve fédérale américaine (la Fed) en septembre a renforcé sa crédibilité dans la lutte contre l’inflation, améliorant ainsi le rapport risque-rendement associé à la durée et aux titres à revenu fixe de base.
      • Des taux attrayants, sans prise de risque excessive : les obligations de qualité investissement offrent un revenu intéressant sans qu’il soit nécessaire d’assumer davantage de risque.

      Marchés privés

      D’importants besoins d’investissement en infrastructures à l’horizon

      Source : Analyse de Preqin et McKinsey. Au 31 mars 2026.
       

      • Le récent Sommet canadien de l’investissement a mis en évidence l’importance du capital privé pour soutenir les infrastructures énergétiques, numériques et de transport.
      • Comme on estime à 160 000 milliards de dollars américains les investissements en infrastructures nécessaires à l’échelle mondiale d’ici 2040, les besoins de la société continuent de dépasser la capacité de financement des gouvernements.
      • Compte tenu de la hausse des taux obligataires, les écarts de crédit privé demeurent stables, ce qui se traduit par des taux d’intérêt globaux intéressants offerts par les fonds hypothécaires et de dette privée.

      Répartition des actifs

      Prix du pétrole brut Brent et taux des obligations du Trésor américain à 10 ans

      Source : Bloomberg Finance L.P. Au 23 septembre 2026.
       

      • Historiquement, le prix du pétrole brut Brent et les taux des obligations du Trésor américain à 10 ans ont évolué en étroite corrélation, reflétant les attentes d’inflation ainsi que la rémunération exigée par les investisseurs pour détenir ces titres.
      • Au cours des dernières années, cette relation s’est affaiblie sous l’effet de facteurs tels qu’une offre excédentaire de pétrole et de tendances désinflationnistes plus générales.
      • Aujourd’hui, l’enjeu principal est que la hausse des prix du pétrole exerce des pressions à la hausse sur les taux obligataires. Lorsque le prix du pétrole brut Brent dépasse 90 $ et que le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans approche les 5 %, les marchés commencent à intégrer des attentes d’inflation et des coûts d’emprunt plus élevés, ce qui crée des obstacles pour les obligations à long terme et les actifs de croissance.

      Positionnement stratégique du portefeuille du Comité de répartition des actifs de Gestion de patrimoine TD

      Voici les points de vue du CRAGP sur un horizon de 12 à 18 mois.
       

      1. La solide croissance des bénéfices continue de soutenir les marchés boursiers, tandis que la participation s’élargit au-delà des secteurs stimulés par l’IA pour s’étendre à un éventail plus large d’industries, ce qui renforce des perspectives favorables malgré une volatilité potentielle.
      2. Bien que les risques d’inflation liés à l’énergie demeurent préoccupants, les obligations continuent d’offrir des taux attrayants ainsi que des avantages en matière de diversification pour les portefeuilles, particulièrement à mesure que les attentes d’inflation à l’échelle mondiale se stabilisent.
      3. Le CRAGP demeure optimiste à l’égard des marchés privés et des placements alternatifs en raison de leur capacité à améliorer la diversification, à offrir des flux de revenus résilients et à tirer parti des occasions créées par la réévaluation continue sur les marchés privés.

      Répartition des catégories d’actif de base

      • Actions:

        Légère surpondération

        Les marchés boursiers mondiaux sont en territoire positif depuis le début de l’année, la forte croissance des bénéfices ayant contrebalancé la légère baisse des ratios d’évaluation. Les secteurs axés sur l’IA et les dépenses des centres de données continuent de générer une forte croissance, la participation aux bénéfices s’élargissant à un plus large éventail de secteurs et offrant un soutien supplémentaire aux marchés. Malgré la possibilité d’une certaine volatilité liée à l’évolution des flux pétroliers au Moyen-Orient, des taux d’intérêt et de la confiance en matière d’IA, nous demeurons optimistes à l’égard des actions en raison de la croissance positive économique et des bénéfices à l’échelle mondiale, ainsi que des politiques publiques plus favorables aux entreprises.

      • Titres à revenu fixe:

        Légère sous-pondération

        Compte tenu de la récente volatilité des prix mondiaux de l’énergie, la Banque du Canada (BdC) s’inquiète de plus en plus des risques à la hausse pesant sur l’inflation. Malgré l’incertitude géopolitique persistante, l’orientation vers un resserrement des politiques monétaires à l’échelle mondiale pourrait contribuer à réduire les attentes d’inflation à long terme. Par conséquent, les obligations sont plus susceptibles de contribuer à la diversification des portefeuilles lors des périodes de volatilité généralisée sur les marchés, en plus d’offrir une source de revenu.

      • Marchés privés et placements alternatifs :

        Légère surpondération

        Nous sommes d’avis que les placements en actifs alternatifs peuvent avantager les portefeuilles diversifiés, en particulier sur une période à long terme. Les placements alternatifs peuvent offrir une protection contre l’inflation et des rendements absolus intéressants, tout en améliorant la stabilité du portefeuille grâce à la diversification et à des flux de revenus moins corrélés. Les récents événements géopolitiques ont renforcé le rôle des placements alternatifs en tant que sources de résilience. Compte tenu de la nature des actifs privés et de la phase actuelle de rajustement de la valeur au sein de plusieurs marchés, nous pensons que le moment est bien choisi pour accroître la pondération des actifs alternatifs ou envisager de tels placements.

      • Trésorerie et équivalents de trésorerie :

        Légère sous-pondération 

        Nous continuons de sous-pondérer légèrement les liquidités, car les rendements potentiels devraient demeurer limités par rapport à d’autres catégories d’actif. Dans ce contexte, nous estimons qu’il est plus avantageux de déployer le capital dans des catégories d’actif à rendement plus élevé.

      Perspectives et analyses des classes d'actifs

      • Actions canadiennes

      • Légère surpondération

      Le gouvernement du Canada poursuit ses efforts visant à favoriser l’investissement grâce à la récente annonce de la Mégadéduction à la productivité et à ses démarches pour simplifier les processus d’autorisation des projets. Toutefois, le commerce avec les États-Unis demeure une source d’incertitude. La composition sectorielle de l’indice composé S&P/TSX (TSX) agit à titre de facteur de diversification pour les États-Unis et les marchés émergents, qui sont fortement influencés par le secteur des technologies de l’information. Les rendements de l’indice TSX sont soutenus par une forte croissance des bénéfices, les bilans et des politiques favorables aux actionnaires en matière de dividendes et de rachats d’actions.


      • Actions américaines

      • Neutre

      Les rendements des actions américaines depuis le début de l’année ont été portés par une très forte croissance des bénéfices, tandis que les ratios se sont contractés. Même si la croissance des technologies de l’information demeure robuste, l’accélération s’est généralisée dans l’ensemble des secteurs et des sociétés à petite capitalisation. Les politiques fiscales favorables de la loi One Big Beautiful Bill Act et la possibilité d’une déréglementation accrue sont d’autres facteurs favorables. Les principales sources de volatilité comprennent les changements dans la confiance à l’égard des dépenses et des rendements en matière d’IA par rapport à l’impact qu’ils pourraient avoir sur les bénéfices futurs, ainsi que l’incertitude géopolitique persistante.


      • Actions internationales

      • Légère sous-pondération

      Les actions internationales pourraient être à la traîne, car la croissance des bénéfices, bien que positive, demeure inférieure à celle des autres marchés. En Europe, les bénéfices pourraient faire face à d’autres obstacles si les coûts de l’énergie demeurent supérieurs aux niveaux observés avant le conflit. Le marché japonais s’est redressé grâce à la réforme des sociétés, à un gouvernement davantage axé sur la croissance et aux avantages tirés des dépenses liées à l’IA, mais il pourrait y avoir de la volatilité, car la Banque du Japon a relevé son taux directeur.


      • Marchés émergents

      • Neutre

      Les actions des marchés émergents offrent une exposition à des sociétés technologiques qui présentent un solide potentiel de croissance des bénéfices alimentée par les dépenses liées à l’IA. La Chine continue de faire face à des défis liés à la faiblesse de son activité intérieure et de son marché immobilier, mais ses secteurs axés sur les exportations font preuve de résilience.


      • Obligations d’État canadiennes

      • Légère sous-pondération

      Le regain de volatilité des prix de l’énergie à l’échelle mondiale pousse la BdC à porter une attention accrue aux risques à la hausse pesant sur l’inflation. Même si la politique monétaire canadienne demeure bien ancrée, toute nouvelle variation des taux devrait surtout être influencée par l’évolution des taux d’intérêt américains et des primes à l’échéance à l’échelle mondiale.


      • Obligations de sociétés de qualité investissement

      • Légère surpondération

      Les écarts de taux demeurent près de leurs creux cycliques, soutenus par la résilience des bénéfices et la solidité des paramètres fondamentaux. Les dépenses en immobilisations liées à l’IA ainsi que les activités de fusion et acquisition continuent de soutenir un volume élevé d’émissions, ce qui accroît la sensibilité des investisseurs aux prix. Jusqu’à présent, le volume élevé d’émissions sur le marché primaire a eu un effet plus marqué sur les taux que sur les écarts. Il a toutefois limité le resserrement de ces écarts et accru les primes de risque dans les secteurs liés à l’IA.


      • Obligations mondiales – marchés développés

      • Neutre

      À mesure que les banques centrales des marchés développés relèvent leurs taux directeurs, les préoccupations des investisseurs à l’égard de l’inflation devraient se stabiliser. Cela peut aider à ancrer ou même à réduire la volatilité des taux obligataires mondiaux à long terme. Les investisseurs canadiens peuvent ainsi profiter, dans certains marchés, d’occasions intéressantes de générer un revenu une fois les coûts de couverture de change pris en compte.


      • Obligations mondiales - Marchés émergents

      • Neutre

      Les obligations d’État des marchés émergents ont récemment affiché un rendement supérieur, et leurs taux par rapport à leurs pairs des marchés développés apparaissent maintenant équitables, voire élevés, dans de nombreux pays. Les rendements pourraient également subir des vents contraires en raison de la volatilité des devises dans un contexte de hausse du taux directeur par la Fed pour lutter contre l’inflation. Malgré tout, nous continuons de voir des occasions dans certains pays offrant des taux intéressants, particulièrement en Amérique latine et en Afrique.


      • Obligations à rendement élevé

      • Neutre

      Les paramètres fondamentaux demeurent favorables et les défauts de paiement sont faibles, mais les écarts de taux proches du niveau du cycle le plus serré offrent une compensation limitée pour les risques de baisse liés à la géopolitique, à la dynamique du crédit privé et à la hausse des taux directeurs, laquelle pourrait entraîner un resserrement des conditions de prêt. Par conséquent, nous maintenons une position neutre et privilégions les titres de plus grande qualité au sein de ce secteur.


      • Prêts hypothécaires commerciaux

      • Légère sous-pondération

      Les prêts hypothécaires commerciaux continuent de procurer un surcroît de revenus tout en mettant les rendements des investisseurs à l’abri de l’intensification de la volatilité des taux d’intérêt.


      • Immobilier canadien

      • Légère sous-pondération

      Nous sommes d’avis que la majorité des rajustements de valeur dans le secteur de l’immobilier commercial canadien sont désormais derrière nous. Le taux d’occupation des bureaux (surtout à Toronto) a commencé à s’améliorer en raison des mesures de retour au bureau imposées par les grandes entreprises. Malgré la volatilité de la politique tarifaire des États-Unis, le marché canadien des immeubles industriels demeure vigoureux. La faiblesse des marchés des copropriétés et la baisse de l’immigration ont temporairement mis sous pression les loyers résidentiels à Toronto et à Vancouver. À long terme, les immeubles multirésidentiels connaîtront probablement une forte croissance des loyers en raison du déséquilibre structurel entre l’offre et la demande.


      • Immobilier mondial

      • Neutre

      Les rendements commencent à s’améliorer à l’échelle mondiale. Les marchés des États-Unis et de l’Asie-Pacifique ont connu une stabilisation des taux de capitalisation, tandis que l’Europe continue de tirer son épingle du jeu. Au Japon, la vigueur des paramètres fondamentaux des immeubles de bureaux, des immeubles résidentiels, des commerces de détail et des hôtels continue de soutenir la croissance des loyers malgré la hausse des taux. En Corée, la vigueur des marchés des immeubles de bureaux, des immeubles industriels et des hôtels devrait soutenir des rendements stables, bien que la hausse des coûts de financement rende le rendement de plus en plus axé sur le revenu.


      • Infrastructures

      • Légère surpondération

      Les infrastructures continuent d’offrir des rendements stables et une volatilité plus faible en raison de leur nature essentielle à long terme. Le déficit persistant des dépenses en infrastructures à l’échelle mondiale demeure un important facteur d’investissement, ce qui renforce la nécessité d’accroître les investissements. De plus, l’accélération de tendances, comme l’électrification des industries et l’expansion des infrastructures numériques, fait croître considérablement la demande d’actifs de production d’électricité/stockage d’énergie et d’infrastructures connexes, créant ainsi des occasions d’investissement intéressantes.


      • Crédit privé mondial

      • Légère surpondération

      Le crédit privé mondial procure un revenu de premier ordre grâce à des émissions à l’échelle mondiale diversifiées dans les secteurs des obligations de sociétés, de l’immobilier, des infrastructures et du financement spécialisé, y compris dans le cadre de relations auprès des entreprises du marché intermédiaire. La robuste infrastructure de gestion du risque de crédit de GPTD soutient une gouvernance solide et un accès rigoureux à des occasions intéressantes de rendement ajusté au risque.


      • Dette privée de qualité investissement (univers)

      • Légère sous-pondération

      La qualité élevée du crédit et la diversification à l’échelle mondiale peuvent procurer une stabilité de revenu dans un contexte économique incertain. Une forte prime d’illiquidité peut procurer un coup de pouce essentiel au revenu dans un contexte de resserrement des écarts de crédit des titres de créance publics. Le revenu additionnel et la plus-value potentielle du capital découlant de la modération des taux d’intérêt peuvent offrir un potentiel de hausse.


      • Produits de base (or, énergie, métaux, agriculture)

      • Légère surpondération

      Les produits de base se sont redressés en raison des perturbations de l’offre, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du gaz naturel, et pour certains intrants industriels. Les gains récents semblent plus attribuables à la réduction de l’offre qu’à la demande excédentaire, ce qui renforce le rôle des produits de base comme élément de diversification au sein des portefeuilles en période de tensions géopolitiques.


      • Dollar américain et dollar canadien

      • Légère sous-pondération

      Les mesures d’évaluation à long terme donnent à penser que le dollar américain demeure surévalué, ce qui soutient une légère sous-pondération. Bien que le billet vert continue de profiter de la demande de valeurs refuges dans un contexte d’incertitude géopolitique persistante, le potentiel de hausse par rapport au dollar canadien pourrait être plus limité par rapport aux niveaux actuels. Les perspectives de croissance plus faibles du Canada et la sensibilité à la dynamique commerciale mondiale continuent de nuire au dollar canadien à court terme, ce qui a été en partie contrebalancé par le soutien offert par les prix élevés de l’énergie.