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ANNONCEUSE : Gestion de Placements TD vous souhaite la bienvenue au balado de cette semaine. Nous souhaitons vous rappeler que le présent balado ne peut être distribué sans avoir obtenu au préalable le consentement de Gestion de Placements TD.
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INGRID MACINTOSH : Cette année, nous avons été témoins de beaucoup de changements. On passe d’une pandémie à une endémie. On a constaté un changement dans notre façon habituelle de penser à l’inflation. Et le coût de la vie a augmenté. Et maintenant, un changement est en cours à la direction de Gestion de Placements TD. Mais celui-ci, c’est un changement qui nous enthousiasme vraiment.
Bonjour et bienvenue à la rencontre de GPTD de cette semaine. Comme toujours, je suis votre animatrice, Ingrid Macintosh, ici à GPTD. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir deux excellents invités, David Sykes le nouveau chef des placements de Gestion de Placements TD, et Justin Flowerday, le nouveau directeur général et chef, Actions cotées de Gestion de Placements TD. Bienvenue, messieurs.
DAVID SYKES : Bonjour, Ingrid. Content de vous voir.
JUSTIN FLOWERDAY : Merci de nous avoir invités, Ingrid.
INGRID MACINTOSH : Cette conversation s’annonce excellente. C’est une période de changement intéressante pour nos deux invités. David, vous reprenez le poste de chef des placements, un poste qu’a occupé Rob Vanderhooft au cours des dernières années, tandis que Justin, vous allez occuper le poste de chef de l’équipe Actions cotées. Donc j’ai vraiment hâte de parler de vos parcours professionnels. Mais avant, j’aimerais parler des marchés et de ce qui se passe dans le monde : il y a la guerre en Ukraine et la COVID fait encore rage dans certaines parties du monde.
Et il y a clairement un impact sur l’économie et les produits de base, sur les perspectives de croissance, et il y a aussi l’inflation. J’aimerais qu’on discute de ça en premier. David, je vais commencer par vous. Que pensez-vous de l’état des choses en ce moment?
DAVID SYKES : Oui, Ingrid, le monde est toujours un environnement très dynamique qui évolue rapidement, mais je pense que c’est encore plus le cas maintenant. Si je repense à la situation relative à la COVID en janvier, février et mars 2020, la chute libre qu’on a vue sur les marchés boursiers, il y a eu après un énorme rebond grâce aux mesures de relance budgétaire et d’assouplissement quantitatif. Les choses semblaient aller plutôt bien. Et puis, surprise, on a vu Powell prendre une direction différente en novembre dernier en parlant du fait que, oui, on est peut-être un peu en retard dans la lutte contre l’inflation.
Les taux d’intérêt ont augmenté de façon spectaculaire sur l’ensemble de la courbe. La Fed s’est maintenant retirée. La Banque du Canada s’est retirée aussi, ainsi que de nombreuses autres banques centrales dans le monde. Et je pense qu’on est dans une phase de normalisation où on doit augmenter les taux d’intérêt.
Et comme la plupart des gens le savent, si les actions représentent vraiment la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs, la hausse des taux d’intérêt signifie une hausse du taux d’actualisation, probablement une baisse de la valeur des actions. Mais je ne veux pas trop m’étendre là-dessus, parce que l’économie continue de croître, en tout cas au ralenti. Il faut aussi faire face à cette horrible guerre en Ukraine.
Et avant que je dise quoi que ce soit, je tiens à dire que mes pensées accompagnent tous ceux qui sont touchés par cette situation. C’est une terrible tragédie. Mais je pense que ça va certainement entraîner une baisse de la croissance en Europe. Il y a clairement des conséquences pour la Chine et la croissance là-bas, ainsi que pour l’Amérique du Nord. Et je pense que si on met tout ça ensemble, ça signifie probablement un ralentissement de l’économie.
On se demande vraiment s’il s’agit d’une récession. Et je pense que ça va probablement se traduire par une baisse des rendements boursiers. Mais ça ne veut pas dire des rendements négatifs. Et ça ne veut pas dire qu’on ne peut toujours pas s’attendre à un bon rendement du capital sous forme de rachats et de croissance des dividendes pendant le reste de l’année.
INGRID MACINTOSH : Et on sait qu’investir est une solution à long terme. Mais, bien sûr, on est pris dans le court terme et on essaie de composer avec ça. Je sais qu’on va en parler un peu plus quand on va se pencher sur vos carrières.
Justin, l’invasion de l’Ukraine a vraiment déclenché un solide repli des actions. Qu’est-ce que vous pensez maintenant des évaluations et des paramètres fondamentaux aux niveaux actuels?
JUSTIN FLOWERDAY : Je vais commencer par les paramètres fondamentaux, Ingrid. Ils sont bons. La période d’annonce des bénéfices est maintenant terminée. On commence à observer une légère tendance à la baisse en ce qui a trait aux révisions pour l’année, qui n’est pas spectaculaire, mais on commence à voir des révisions négatives. Mais les bénéfices des sociétés continuent d’augmenter.
Et si je regarde 2022, je prévois toujours une croissance du BPA de 6 % à 8 % pour l’indice S&P 500. Ce n’est pas aussi bien que les dernières années, mais c’est quand même pas mal. Là où les choses commencent à devenir un peu difficiles, c’est quand on commence à regarder en dessous du niveau du marché et à voir certaines des tendances qui se manifestent dans les secteurs et les industries et dans l’ensemble des entreprises. Et c’est en grande partie lié à ce que David disait au sujet de la hausse des taux, qui est stimulée par l’inflation, et les entreprises vont devoir commencer à apprendre à composer avec la hausse des coûts des intrants. Et je ne saurais trop insister sur l’importance de ce concept-là.
Une grande partie de notre travail consiste à analyser les modèles d’affaires et les caractéristiques des industries et des secteurs. Et le résultat de cette analyse est souvent lié au pouvoir de fixation des prix des entreprises. Et je dirais qu’au cours des un, deux ou trois prochains trimestres, les sociétés qui ont le plus grand pouvoir de fixation des prix vont être celles qui vont enregistrer les meilleurs rendements sur le marché. Je pense qu’on a dépassé le point où toutes les entreprises sont sorties gagnantes et où le marché n’a fait qu’évoluer dans une seule direction. Et je pense vraiment que les sociétés qui ont un pouvoir de fixation des prix vont pouvoir accroître leurs bénéfices et leurs marges. Et le marché va récompenser ça.
En ce qui concerne l’évaluation, l’indice S&P 500 présente un ratio C/B prévisionnel autour de 18,5. Je pense que d’un point de vue historique, compte tenu de l’inflation, des taux d’intérêt, de la croissance des bénéfices et de la croissance économique, c’est raisonnable. Je pense avoir mentionné ça la dernière fois qu’on en a discuté, mais je ne pense pas qu’il y ait une grande expansion des ratios à l’avenir. Je pense que les gains sur le marché vont être générés par la croissance des bénéfices. Et je pense qu’ils vont être générés par le rendement du capital, et moins par l’expansion des ratios.
INGRID MACINTOSH : Merci pour cette explication. Et, bien sûr, vous parlez en tant que chef, Actions, qui était auparavant chef de l’équipe de recherche. Je pense que nos auditeurs peuvent vraiment voir comment notre discipline de recherche nous amène à travers des thèmes qui s’appliquent à plusieurs secteurs. Mais aussi, ce que vous me dites, c’est que l’importance de la sélection des titres en gestion active va certainement être au cœur de nos préoccupations.
J’aimerais m’éloigner un peu de la conversation sur l’Ukraine et parler d’un autre point d’inflexion, ou plutôt d’un point de changement, si vous voulez. Et c’est le passage de la pandémie à un état plus endémique. David, qu’est-ce que vous en pensez? Quels sont certains des éléments clés auxquels on devrait réfléchir dans le cadre de cette transition vers la nouvelle normalité, si on peut dire?
DAVID SYKES : Je pense que votre description est exacte, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une transition. Je ne pense pas que tout ça soit terminé. Je pense qu’heureusement, on a d’excellentes connaissances médicales, des vaccins, des traitements, et une meilleure compréhension du virus et de la façon dont il se propage. Mais je ne pense pas que ça signifie que c’est terminé.
Je pense qu’on veut tous revenir à une « vie normale » dès que possible. Mais ça va prendre un certain temps. Il va y avoir des flambées de cas. Il est possible qu’il y ait de nouveaux variants. Espérons que non.
Mais même s’il n’y a pas de nouveaux variants, il va certainement y avoir des moments dans l’année, en particulier dans l’hémisphère nord, à l’automne et à l’hiver de l’an prochain, où de nouveaux cas vont apparaître. Et je pense que ça va rester là pour un certain temps. De toute évidence, ça va avoir un impact sur la croissance, la croissance des bénéfices et les évaluations.
Mais c’est certainement beaucoup mieux qu’il y a deux ans, où on n’avait pas vraiment les outils qu’on a maintenant. Je pense qu’on est dans une bien meilleure situation. Mais il y a une transition à faire. À mon humble avis, ce n’est pas terminé.
INGRID MACINTOSH : Ce n’est pas linéaire. Et je pense que c’est là qu’on sépare la façon dont on pense que la pandémie est terminée. On retire nos masques en Amérique du Nord, où les taux de vaccination sont élevés. Mais en réalité, ça se poursuit partout dans le monde et dans les pays en développement. Et ça va avoir des répercussions de manière continue, autant dans d’autres régions du monde, que dans les placements et l’économie. Alors Justin, qu’est-ce que vous en pensez?
JUSTIN FLOWERDAY : J’ai lu un article récemment qui disait qu’on revenait aux niveaux d’avant la pandémie en ce qui a trait à l’occupation des hôtels, aux voyages et à toutes sortes de mesures différentes, comme aller au restaurant et tout ça. Mais je pense que ça va être volatil. Et je partage ce que David a dit, à savoir qu’on n’est pas sortis de là. Une chose qu’on a prouvée, c’est qu’on ne peut pas prédire l’avenir en ce qui a trait aux variants et aux points d’inflexion dans cette pandémie/endémie.
Je pense que le BA.2, le variant d’Omicron, représente maintenant 35 % des nouveaux cas aux États-Unis. Et je pense qu’on va continuer à voir des apparitions spontanées de variants. Et c’est une réalité avec laquelle on va devoir vivre.
INGRID MACINTOSH : Et comme vous le dites, je pense qu’on va tous devoir apprendre à vivre avec. On va changer un peu de sujet et parler de certains de ces changements excitants. Tout d’abord, David, vous changez de poste. Selon mes calculs, vous êtes à GPTD depuis 23 ans maintenant, soit un peu plus longtemps que moi.
Et vous prenez maintenant le poste de chef des placements. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur ce changement? Et ensuite, Justin, je vais vous poser les mêmes questions parce que, encore une fois, vous devenez chef, Actions cotées, le poste que David occupait. La parole est à vous, David.
DAVID SYKES : Oui. Alors, Ingrid, pour moi, d’une certaine façon, tout change et, d’une certaine façon, rien ne change. Ce que je veux dire par là, c’est que je vais certainement assumer plus de responsabilités, et diriger une équipe beaucoup plus grande. Je dois maintenant penser non seulement aux actions, mais aussi aux titres à revenu fixe, à la répartition des actifs et aux placements alternatifs, ainsi qu’aux risques qu’on prend en tant qu’entreprise. Et j’ai hâte de m’occuper de tout ça.
Mais dans un sens, rien ne va changer, parce que j’ai passé 23 ans à me concentrer sur le rendement et l’excellence des placements pour les clients. Et ça c’est la première chose. Je vais maintenant adopter ce point de vue pour l’ensemble de nos actifs. Et je dirais aussi que la transition est en cours.
Rob Vanderhooft occupe ce poste depuis trois ans. Il a démissionné. Ça a été annoncé à l’automne. Mais ce n’est pas quelque chose dont on n’avait pas parlé. La planification de la relève et la continuité dans nos activités sont vraiment très importantes. Et on en parle constamment.
Il y a donc eu une annonce à l’automne. Mais ce n’est pas la première que j’entends. De nombreuses conversations ont eu lieu il y a des mois, des trimestres et des années. Et je tiens à remercier Rob et Bruce. La transition s’est très bien passée.
Et je pense que ça va représenter beaucoup de travail pour moi. Je prévois être très, très occupé. Mais je pense que ça a aussi ouvert beaucoup d’occasions, pas seulement pour Justin, mais pour beaucoup d’autres personnes qui vont maintenant avoir des responsabilités élargies et qui le méritent vraiment, qui ont travaillé très fort au fil des ans.
INGRID MACINTOSH : Je pense que vous avez abordé un point important, parce que vous avez commencé en parlant des différentes catégories d’actif. Et les gens pourraient visualiser un organigramme avec des personnes dans des cases. Mais en tant que chef, Actions, et avec les postes que vous avez occupés au fil des ans, vous n’avez jamais seulement pensé à cette place dans le continuum du capital d’une entreprise. Vous connaissez tous ces éléments depuis toujours. Vous avez une réflexion plus globale.
DAVID SYKES : Oui. Pour moi, Ingrid, c’est comme un diagramme de Venn géant. Et tous les éléments se chevauchent. Ils se recoupent tous. Et ils sont tous très importants. Et ce n’est pas parce que j’ai dirigé l’équipe Traitement des actions et des fonds d’actions depuis des années que je me concentre uniquement sur le marché boursier. Les marchés des titres à revenu fixe, les marchés des devises, les marchés des produits dérivés et ce qui se passe dans le monde des placements, ce sont tous des aspects très importants qu’il faut commenter.
INGRID MACINTOSH : Oui. Justin, je passe maintenant à vous. Nos auditeurs ne vous connaissent peut-être pas aussi bien que M. Sykes. Pouvez-vous parler un peu à nos auditeurs de vos antécédents et du parcours qui vous amène là où vous êtes aujourd’hui, en quoi les choses pourraient être différentes, ou même en quoi elles ne sont pas si différentes, par rapport à ce que vous faisiez la veille de la transition?
JUSTIN FLOWERDAY : Oui. Tout à fait, Ingrid. Ça remonte à plusieurs années. Je suis entré au service de la TD en 1999. Je me suis joint à l’équipe Traitement des actions il y a environ 20 ans. J’ai commencé ma carrière dans les actions, dans le domaine des technologies.
Je pense que vous avez reçu Vitali Mossounov à cette émission à quelques reprises. Pensez à moi comme un Vitali moins impressionnant, et peut-être avec des cheveux moins fous. J’ai probablement passé les sept ou huit années suivantes à couvrir différents secteurs, y compris les produits industriels, les télécommunications, l’énergie et les services financiers.
J’ai passé les cinq années suivantes à gérer des portefeuilles, des portefeuilles américains, des portefeuilles nord-américains et des portefeuilles canadiens. Et puis une occasion s’est présentée qui m’a semblé vraiment géniale. Et c’était de bâtir et de gérer une plateforme de recherche sur les actions mondiales. Et on est dans cette phase depuis environ sept ans. Et c’est vraiment une expérience incroyable.
On a une équipe formidable. Et c’est incroyable de voir les membres du groupe croître en tant qu’investisseurs et de voir les processus qui ont été mis en place et qui ont vraiment contribué à l’excellence en matière de placement que l’équipe a générée pour les clients. Et je dirais simplement que je suis vraiment très enthousiaste à l’idée de ce nouveau poste. Mais une chose que je me suis dite, et c’est une autre version du serment d’Hippocrate, c’est que cette équipe fonctionne à un niveau incroyablement élevé, les gestionnaires de portefeuille et les analystes de recherche. Et au tout début, ça dit qu’il ne faut causer aucun tort.
Ben Gossack et Damian Fernandes assument des rôles plus importants en ayant accepté des responsabilités de direction et de gestion pour certains des fonds de David. Ce sont des personnes incroyablement compétentes. Ils vont faire un excellent travail. Vitali Mossounov et Monica Young vont devenir cochefs de Recherche sur les actions. Des personnes incroyablement compétentes.
La dernière chose que je tiens à souligner, c’est que ça a tout à voir avec le processus. Et on a un processus vraiment différencié et robuste en ce qui a trait à la sélection des titres et à la construction du portefeuille. Et rien de tout ça va changer avec cette transition.
INGRID MACINTOSH : Deux ou trois choses que je retiens de vos propos, tout d’abord, le fait que vous êtes tous les deux ici depuis 1999. De toute évidence, vous planifiez ça depuis un certain temps déjà pour reprendre l’équipe. Mais surtout, quand on fait la comparaison, on parle de certains des grands talents qui finissent aussi par accepter des mandats élargis en raison de ça. Parfois, le changement ressemble à du changement, mais en fait, je dirais que ce type de changement stratégique et planifié vise à s’assurer qu’on crée cet espace et la trajectoire pour tous les grands talents pour qu’ils restent dans l’entreprise.
Et on bâtit cette culture et ce processus qu’on suit au fil du temps. Je vais maintenant vous poser la question à vous, Justin. Et, évidemment, comme vous êtes ici depuis le même nombre d’années, vous et David pourriez avoir des réponses semblables. Mais quel est l’événement, quand vous regardez les 23 dernières années, qui ressort comme l’un des plus importants de votre carrière à ce jour?
JUSTIN FLOWERDAY : Pour moi, c’est la grande crise financière de 2008. Et ce n’est pas un jour ou un mois en particulier. Mais ce n’était qu’une série d’événements qui, selon moi, m’ont permis d’adopter une partie importante de ma philosophie, qui consiste à essayer de comprendre tous les préjugés humains et cognitifs qui influencent notre prise de décisions. Et j’ai passé plusieurs années à faire des recherches approfondies là-dessus. Et je pense que ça m’a permis de devenir un meilleur investisseur.
Et je pense qu’on a mis en place un très bon système d’automatismes régulateurs au sein de notre équipe pour s’assurer qu’on est toujours conscients de nos préjugés. Quand je pense à ce qu’on fait vraiment bien, c’est qu’on prend vraiment de bonnes décisions logiques fondées sur des données probantes. Et je pense qu’une partie de ça, pour moi, ça a été de comprendre tous les préjugés qui ont influencé les décisions de tout le monde en 2008, comment ils ont détruit ou créé de la valeur, et comment on pourrait en tirer des leçons.
INGRID MACINTOSH : Fascinant. Comme vous l’avez dit, pendant la grande crise financière, je me souviens du lundi matin; on était tous à la réunion sur les placements, et notre chef des placements de l’époque nous a dit : ils ont laissé Lehman tomber en faillite. Ce qu’on ne croyait pas possible se produisait. Et on était là à se demander : comment on se réoriente maintenant?
David, je vous pose la même question. En repensant à toutes ces années, quels événements ressortent comme les plus importants de votre carrière aujourd’hui?
DAVID SYKES : Oui. Et je pense qu’il n’y en a pas qu’un seul pour moi. Il y en a probablement trois ou quatre. Mais ce qui a été le plus important pour moi, ça a été le boom des .com, mais surtout le ralentissement. Il y a aussi la crise financière. Ça n’a pas été juste Lehman. Il y a eu aussi Bear Stearns et quelques autres.
Et la COVID, ça a été une période incroyablement volatile et difficile. On prend notre travail très au sérieux. Et je pense qu’on oublie parfois à quel point c’est un privilège de gérer ce montant d’argent. Mais c’est aussi une responsabilité importante. Et les marchés boursiers n’ont pas bien réagi aux trois événements que j’ai mentionnés. Ils ont beaucoup baissé.
Et je pense que la grande leçon que j’ai eue, ça a été le sentiment que j’avais littéralement dans le creux de mon estomac, parce que la situation me semblait tellement catastrophique. Et ce que vous apprenez au fil du temps et de l’expérience, c’est de suivre le processus. Et pour moi, l’une des choses les plus révélatrices de ma carrière, c’est quand j’ai ce sentiment dans le creux de mon estomac, et que je suis vraiment, vraiment inquiet, et bien c’est habituellement le fond. Et dans ces trois événements-là, ça a été le cas. Beaucoup de nuits blanches.
Mais si vous vous en tenez au processus, et que vous vous en tenez à ce que vous essayez d’accomplir, vous surmontez la situation. Et la terre continue de tourner. Et les rendements des placements continuent de s’accumuler. Et, pour moi, c’est la plus grande leçon que j’ai apprise au cours des 25 dernières années.
INGRID MACINTOSH : Et ces occasions-là, quand elles sont gérées correctement, et le fait d’être en mesure de se fier à un instinct bien entraîné sont celles qui nous aident vraiment à établir cette valeur pour nos actionnaires. Dernière question pour vous deux. Qu’est-ce que vous pensez de l’avenir de votre équipe? Qu’est-ce que vous envisagez? Allez-vous laisser les choses telles quelles? Allez-vous continuer dans la même voie? Justin, à vous d’abord.
JUSTIN FLOWERDAY : Je vais donc réitérer mon engagement envers le serment d’Hippocrate. Il y a très peu de choses que je prévois faire différemment au tout début. Je pense qu’on pourrait apporter de petits changements dans les processus qui pourraient améliorer nos façons de faire. Je pense qu’il y a certaines choses qu’on peut faire sur le plan technologique qui vont améliorer l’efficacité. Mais, pour moi, c’est vraiment de permettre à des gens vraiment formidables de continuer à faire un excellent travail, de leur offrir une plateforme de croissance et de leur permettre de continuer à progresser dans leur carrière et à faire croître les actifs de l’entreprise.
Le rendement des placements, c’est la priorité. Et ça va le rester. Et je m’apprête à occuper un poste très important. Et j’ai vraiment hâte de relever ce défi-là.
INGRID MACINTOSH : David, qui occupiez ce poste très important, alors que Justin améliore les processus au sein de l’équipe dont vous lui confiez la responsabilité, qu’est-ce que vous entrevoyez pour l’avenir de vos équipes? De nouveaux changements? Des développements? Une évolution?
DAVID SYKES : Oui. Pour ma part, je pense que les employés sont notre principal avantage concurrentiel. Et je ne dis pas ça à la légère. Quand on embauche des gens ici, on veut qu’ils restent avec nous, pas pendant deux ans, mais pendant 20 ans et 30 ans. Et je pense qu’on a prouvé que ce modèle fonctionne.
Mais pour que ça fonctionne, vous devez attirer d’excellents employés. Vous devez les récompenser. Vous devez leur offrir du perfectionnement. Vous devez leur donner des occasions de s’épanouir.
Et je pense que c’est quelque chose que je veux continuer à faire dans toutes les équipes. On compte plus de 220 professionnels des placements dévoués. Et je pense qu’on se contente de suivre la même voie, c’est-à-dire s’assurer que tout le monde est enthousiaste, que tout le monde croît et voit des occasions, et que tout le monde est déterminé à atteindre l’excellence en matière de placement qui, selon moi, est vraiment le fondement de GPTD.
INGRID MACINTOSH : Merveilleux. Merci beaucoup à vous, messieurs. C’est un excellent moment pour conclure. Merci de vous être joints à moi aujourd’hui. Ça a vraiment été un plaisir. Et j’ai hâte au prochain chapitre de notre parcours collectif.
JUSTIN FLOWERDAY : Merci, Ingrid.
DAVID SYKES: Merci, Ingrid.
INGRID MACINTOSH : OK. Et pour nos auditeurs, pour faire suite à ce balado, vous pouvez lire notre plus récent billet de blogue Points de vue de GPTD, à la page Perspectives GPTD. Et dans ce numéro, on présente Dave Sykes, et on discute de son parcours vers le poste de chef des placements, de l’influence qu’il va continuer d’avoir sur les actions cotées et de son amour pour tout ce qui touche aux Maple Leafs de Toronto, et je dis ça pour le taquiner un peu. Assurez-vous aussi de profiter de l’expertise et des dernières nouvelles de Gestion de Placements TD.
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