Transcription
ANNONCEUSE:
Gestion de Placements TD vous souhaite la bienvenue au balado de cette semaine. Nous souhaitons vous rappeler que le présent balado ne peut être distribué sans avoir obtenu au préalable le consentement de Gestion de Placements TD.
INGRID MACINTOSH :
Bonjour et bienvenue au dernier épisode de TDAM Talks de 2022. Ici votre animatrice, Ingrid Macintosh, de Gestion de Placements TD. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Damian Fernandes. Damian n’avait pas participé à l’émission depuis au moins deux ans. La conversation promet d’être très intéressante. Damian est directeur général, Actions cotées à Gestion de Placements TD. Il gère directement ou co-gère plus de 30 milliards de dollars dans le cadre de nos stratégies de dividendes à l’échelle mondiale et aux États-Unis.
INGRID MACINTOSH :
Damian, bienvenue.
DAMIAN FERNANDES :
Merci, Ingrid. J’écoute depuis longtemps ce balado, sur fond de Covid. C’est la première fois que j’y participe et franchement, ça fait plaisir de travailler au bureau et de se revoir pour de vrai en 3D.
INGRID MACINTOSH :
Pour ceux qui nous écoutent, il faut dire que c’est la première fois que l’on parle en personne dans la même pièce depuis bien longtemps. Aujourd’hui, on va parler des marchés boursiers en 2022. J’ai du mal à croire que l’on fait déjà une rétrospective de fin d’année. Quand je pense à tous ces balados que j’ai commencés en annonçant une baisse de 10 %, une baisse de 22 %... Les marchés sont en baisse, mais on a traversé une année assez extraordinaire.
Alors, pourquoi ne pas commencer de la même façon que d’habitude, Damian? Parlons des marchés en 2022. Selon vous, pourquoi en est-on là aujourd’hui, et qu’est-ce qui vous a surpris cette année?
DAMIAN FERNANDES :
Il y a un certain nombre de choses qui expliquent la situation actuelle, et on y pensait déjà à l’approche de 2022. Mais cette année nous a vraiment réservé une triple surprise. Tout d’abord, on se doutait bien l’an dernier que la croissance allait ralentir, et ce n’est pas parce qu’on avait des renseignements édifiants.
Simplement, quand la croissance s’emballe et progresse à plein régime, il y a forcément un moment où elle va se modérer. Mais en général, cette modération s’accompagne d’un ralentissement de l’inflation. Cette fois-ci, ce qui est vraiment surprenant, c’est que l’inflation a persisté et a forcé la Fed à agir. La Réserve fédérale américaine et les banques centrales du monde entier ont haussé leurs taux à un rythme inédit depuis plus de 20 ans.
Réfléchissons-y un instant, si vous le voulez bien. Les coûts hypothécaires augmentent pour les particuliers. Les coûts d’emprunt augmentent pour les entreprises. Tout cela pèse sur les bénéfices. Et puis bien sûr, il y a eu des événements extrêmes et imprévus : la guerre en Russie qui a fait grimper les prix des produits de base, ce qui a exacerbé les pressions inflationnistes.
Tous ces facteurs ont entraîné de fortes hausses de taux de la part des banques centrales. Et bien sûr, vous en voyez le résultat tous les mois. Un recul de 10 %, un recul de 20 %... Quand est-ce que ça va s’arrêter?
INGRID MACINTOSH :
Je crois que c’est un excellent point de départ, parce qu’en tant que gestionnaires d’actifs, on se réveille tous les jours en pensant à la façon dont on peut améliorer la vie de nos clients à long terme, et on dispose de toute une panoplie d’outils. Les spécialistes de la répartition des actifs tentent d’avoir une vue d’ensemble. Jour après jour, vous observez les marchés boursiers.
Vous n’avez pas le choix de participer aux marchés boursiers. Vous devez y participer, mais la question est de savoir comment composer avec la situation. Quand vous revenez sur les douze derniers mois, et sur les dernières années par rapport aux vingt années depuis lesquelles vous travaillez dans ce secteur, qu’est-ce qui rend le contexte actuel unique?
On a traversé la pandémie, et on se retrouve dans un contexte qui sort de l’ordinaire.
DAMIAN FERNANDES :
Selon moi, ce qui est unique par rapport à avant, c’est la vitesse à laquelle le marché se saisit de l’information. Permettez-moi de préciser ma pensée. Les ralentissements économiques, l’inquiétude croissante des banques centrales face à l’inflation, les hausses de taux brutales... Ça n’a rien de nouveau. Qu’est-ce qui est nouveau? Depuis cinq ans, on constate les effets de ce que j’appellerais l’influence négative des médias sociaux. Il y a toujours eu des conflits géopolitiques.
Il y a toujours eu un risque de guerre, et il y a toujours eu des ralentissements de l’activité économique. Mais en ce moment, ces événements sont exacerbés par quiconque a un compte Twitter et quelques milliers d’abonnés. C’est ce que je dis tout le temps à mes clients. Et par clients, j’entends nos conseillers, nos planificateurs et leurs clients.
Imaginez un instant que l’on soit 20 ans en arrière. L’information que vous recevez est normalement publiée dans les nouvelles du soir. Elles ont été validées par des journalistes qui les ont vérifiées plusieurs fois. Vous avez une source crédible. Maintenant, on reçoit des bribes d’information qui ne sont même pas validées. Quiconque a un compte Twitter est libre d’éclairer l’information sous le jour qu’il veut.
En passant, les médias sociaux – je pense que les gens ont tendance à l’oublier... Leur but est de faire de l’argent. D’accord? Ce sont des entreprises à but lucratif. Vous ne générez pas plus de J’aime, vous ne générez pas plus de commentaires en adoptant un comportement modéré. Vous en générez en affichant des points de vue polarisants. Et je pense que les gens l’oublient.
L’information que les gens consomment sur les médias sociaux est donc, par définition, le point de vue le plus extrême qui est repris et amplifié. Et puis nos clients, vos clients, mes clients regardent ça et se disent que le monde est effrayant. Non, ce n’est pas plus effrayant qu’avant. Le monde semble beaucoup plus effrayant maintenant, parce que le moyen d’information est... je n’irais pas jusqu’à dire corrompu, mais malavisé.
INGRID MACINTOSH :
Comme si l’hyperbole était institutionnalisée. Oui, c’est tout à fait ça. On voit la même chose, et on ne va pas tomber dans ce méandre sans fin. Mais quand on regarde nos dirigeants politiques, en particulier au sud de la frontière, on constate qu’absolument tous les moteurs d’information sont polarisés. Il n’y a pas de juste milieu. On est dans l’hyperbole permanente.
DAMIAN FERNANDES :
C’est un cycle incessant de nouvelles où les vues les plus extrêmes sont amplifiées. Et c’est un problème pour nos clients, parce que ça n’apporte pas de bons outils décisionnels. On participe au marché, comme vous l’avez dit au début, Ingrid. On cherche à faire croître le patrimoine de nos clients, à les aider à s’acquitter de leurs obligations. Il faut du temps pour récolter les fruits de l’intérêt composé.
Mais si tout le monde panique à chaque incident évité de justesse parce que c’est amplifié par les médias sociaux, nos clients deviennent craintifs, ce qui mène parfois à de mauvaises décisions.
INGRID MACINTOSH :
Je crois que dans les moments où la peur s’empare de nous, notre instinct est toujours de prendre la fuite. Oui. Dans le monde des placements, cette fuite consisterait à se débarrasser de ses placements et à placer son argent dans des CPG, dans quelque chose de sûr. Soit dit en passant, par rapport aux rendements des deux dernières années, leur rendement est plutôt attractif.
Le taux est de 4 % contre 1 % auparavant. C’est très bien. Mais en réalité, avec une inflation supérieure à 6 %, le taux de rendement réel reste négatif. Le coût en termes d’opportunité est énorme, si c’est ce qui motive les gens à choisir ce type de placement. Je crois que vous avez raison. D’ailleurs, vous m’avez permis de voir les choses sous un autre angle. Je réfléchissais à la façon dont le discours hyperbolique complique la prise de décision. Mais ce qui est encore plus problématique, c’est que ce discours risque de dissuader les gens de conserver leurs placements à long terme, parce qu’ils sont pris de panique.
J’aimerais changer de sujet et parler de votre processus de placement. Ici à Gestion de Placements TD, on parle constamment des actions de qualité. C’est quoi pour vous, une action de qualité? Et est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur le processus de placement que vous suivez pour vos mandats?
DAMIAN FERNANDES :
Avec plaisir. Je pense que je vais répondre au nom de toute notre équipe de gestion fondamentale, non seulement pour les produits américains et mondiaux, mais aussi pour les produits canadiens. Votre question est intéressante, Ingrid, parce que vous interrogez beaucoup de gestionnaires de portefeuille, et ils vous diront tous qu’ils investissent dans des actions de qualité. Je pense que c’est une sorte de couverture intellectuelle.
Pour moi, la qualité, c’est… Quand vous prenez des décisions d’achat dans la vie, quand vous pensez à des produits ou services de qualité, vous recherchez la durabilité. Vous voulez du solide. Vous voulez quelque chose d’unique. Vous voulez vraiment une marque forte. C’est très semblable à ce que l’on recherche dans les entreprises, lorsque l’on parle de qualité. Pour ce qui est de la durabilité, il s’agit de la durabilité des flux de revenu. La valeur de toute entreprise tient à la quantité d’argent qu’elle génère.
On veut des flux de revenu protégés. On veut qu’il n’y ait pas trop de concurrence. On veut des produits et des services de premier plan. Et dans l’idéal, le meilleur moment pour acheter des actions de ces entreprises, c’est des moments comme cette année. Quand des entreprises sont envoyées à la casse, quand on jette le bébé avec l’eau du bain, quand des entreprises de qualité subissent le même sort que celles que l’on pourrait considérer comme étant de qualité inférieure.
C’est le moment idéal, pour ceux qui font de la gestion active, de chercher à séparer le bon grain de l’ivraie. De trouver des sociétés de qualité qui ont des modèles d’affaires vraiment uniques, qui augmentent leurs flux de revenu à un rythme plus rapide. Et le marché – qui est si volatil et obnubilé par le court terme – a un peu oublié ce principe.
INGRID MACINTOSH :
C’est là que vous et vos équipes avez vraiment un rôle à jouer pour dénicher ces perles rares qui nous permettront d’étoffer nos portefeuilles. Revenons un peu sur le sujet qu’on a abordé précédemment. J’aimerais qu’on approfondisse un peu ce phénomène qui consiste à s’écarter du marché, à se réfugier dans les CPG. Je crois que l’un des facteurs fondamentaux dans nos recherches, ce sont les taux et leur évolution.
Je sais que c’est l’un des éléments fondamentaux que vous examinez pour les portefeuilles d’actions. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’évolution des taux? Que diriez-vous à ceux qui prennent des positions très prudentes et optent pour des CPG?
DAMIAN FERNANDES :
Je pense que si vous envisagez d’investir dans des CPG, si vous avez absolument besoin d’une somme d’argent garantie sur un horizon d’un ou deux ans, sans risque de perte, allez-y. Parfait. C’est tout indiqué. Mais si vous envisagez d’investir dans des CPG comme solution de rechange aux placements ordinaires qui permettent de profiter d’une croissance composée, d’un format de répartition des actifs plus large... Quel que soit le portefeuille, Michael Craig, notre collègue qui gère l’équipe de répartition des actifs, vous dira qu’avec 30, 40 % de liquidités, vous sacrifiez probablement le rendement du reste de votre portefeuille.
Ce que je veux dire par là, c’est que si notre objectif est de générer des rendements pour financer des passifs futurs, ce n’est pas en pêchant par excès de prudence que l’on va complètement éliminer le risque. Dans l’idéal, vous avez un horizon de placement à plus long terme et vous êtes prêt à accepter un certain degré de risque, en espérant investir dans des actions de qualité qui peuvent faire croître les portefeuilles au fil du temps. C’est intéressant, non?
Et les CPG... On peut parler des CPG de la TD. Ingrid, vous et moi, on travaille tous les deux pour la TD. Vous pouvez obtenir dès maintenant un CPG d’un an à 4 %. Mais vos fonds sont immobilisés. Vos fonds sont immobilisés à 4 %. On travaille pour la TD. Je peux acheter des actions de la TD et obtenir un rendement en dividende de 4 %.
Avec ce rendement en dividende, je profite d’une croissance. Chaque année, je bénéficie d’une hausse de rendement à un chiffre élevé. À mon avis, il faut définir ce qu’on entend par sécurité.
INGRID MACINTOSH :
Tout à fait. Et je pense que c’est une excellente façon de cristalliser la situation, parce que lorsque les gens s’écartent des marchés, ils diminuent vraiment leurs chances de connaître du succès à l’avenir et de pouvoir s’acquitter de leurs obligations personnelles, quelles qu’elles soient.
DAMIAN FERNANDES :
Exactement. Et j’aurais une dernière chose à ajouter sur ce sujet. Quand on investit, on doit tolérer un certain degré d’incertitude, mais c’est généralement payant à long terme. On a commencé cette conversation en parlant de tout ce qui a mal tourné et de tout ce qui a entraîné de la volatilité. Mais en général, ces phénomènes sont temporaires.
Ce que je veux dire par là, c’est... Imaginons une journée portée par l’optimisme. Ce n’est pas ce que j’anticipe. Je dis simplement que le conflit géopolitique, que la guerre entre la Russie et l’Ukraine pourrait se terminer à une date donnée. Il pourrait y avoir une sorte de cessez-le-feu. Ce jour-là, qu’arrivera-t-il sur les marchés?
Et si ça arrive, que se passera-t-il si vous avez immobilisé vos fonds dans des CPG? Vous ne pouvez pas retirer cet argent pour participer maintenant au marché dans un contexte redevenu plus normal.
INGRID MACINTOSH :
On pourrait continuer d’en parler toute la journée, parce que ça me passionne et le but, c’est de s’assurer que nos clients sont prêts pour le long terme. Parlons de l’une de vos passions personnelles, à savoir le domaine du développement durable. Pour un gestionnaire actif, il y a bien sûr des règles d’engagement à respecter. On a différents types de mandats.
Qu’est-ce que ça représente pour vous, les enjeux ESG?
DAMIAN FERNANDES :
Les enjeux ESG font partie de ces termes dont le sens est devenu un peu informe. Ça recouvre quelque chose de différent selon les personnes. Permettez-moi d’expliquer ce que représentent les enjeux ESG pour Gestion de Placements TD. Ça reflète nos valeurs. Les enjeux ESG, ce sont les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. À Gestion de Placements TD...
On a une équipe distincte – l’équipe ESG – qui travaille avec notre chef des placements pour superviser la mise en œuvre des processus ESG dans toutes nos stratégies. C’est notre façon de définir notre identité. C’est ce qui compte pour nous. Prenons par exemple la gouvernance. Le « G » des enjeux ESG. Ça comprend le vote par procuration. On vote par procuration selon notre système de valeurs. Par exemple, on a des rôles définis dans le cadre du vote par procuration, et on exige qu’un certain nombre des membres du conseil d’administration soient des femmes.
Et on a établi cette exigence parce qu’à notre avis, ça va améliorer les résultats de nos placements. Si le conseil d’administration est exclusivement composé d’hommes ou de femmes, la prise de décisions sera probablement limitée.
Exactement! Et quand je parle des enjeux ESG, je veux dire que dans nos engagements auprès des entreprises, on doit s’assurer de surveiller les risques – et pas seulement les risques que l’on voit dans les états financiers, mais les risques liés à l’empreinte environnementale, les risques liés au comportement social de l’entreprise, les risques liés à la gouvernance de l’entreprise, la façon dont le conseil d’administration et le chef de la direction sont rémunérés. Ce sont des données fondamentales.
C’est, en gros... J’espère que dans cinq ans, on ne parlera plus de facteurs ESG mais simplement de gestion active. Ça ne va pas arriver, parce que par définition, les enjeux ESG sont simplement synonymes de diligence raisonnable accrue. C’est ce qu’on a toujours fait. Maintenant, les consultants ont mis une jolie étiquette dessus, et ça fait réagir tout le monde.
INGRID MACINTOSH :
Je crois qu’il y a des mandats comme l’investissement d’impact qui consiste à éviter ou à éliminer quelque chose. Mais au quotidien, du point de vue des facteurs ESG, quelles valeurs incorpore-t-on à notre processus de prise de décisions de placement en tant que fiduciaires? Je pense que c’est vraiment le sujet de la conversation.
DAMIAN FERNANDES :
Ce qui est important quand on parle des facteurs ESG, c’est que les gens regardent les sociétés, le gestionnaire d’actifs et les valeurs qu’ils veulent voir représentées. Notre système de valeurs se reflète dans notre comportement envers les facteurs ESG, que ce soit par nos engagements auprès des entreprises, par le vote par procuration ou par les différents conseils d’administration.
Auxquels on participe.
INGRID MACINTOSH :
Et je crois que c’est un aspect important pour les gestionnaires d’actifs, parce que notre clientèle y attache de plus en plus d’importance. Par exemple, on sait qu’une part du portefeuille passe de plus en plus entre les mains des femmes. Or, elles sont deux fois plus susceptibles d’investir conformément à leur système de valeurs. De la même façon, je pense à mes enfants qui sont dans la vingtaine et la trentaine. Ils prendront des décisions plus tard, et même s’ils ne choisiront pas nécessairement l’investissement d’impact, ils voudront que leurs placements soient en accord avec leurs convictions.
Je sais qu’on a déjà parlé de vos balados préférés dans l’un de nos balados précédents. Il y en a un qui s’appelle « Conversations with Tyler ». On en a déjà parlé, vous et moi. Dans ce balado, il y a une excellente section qui s’appelle Surestimé/Sous-estimé. En général, ils enchaînent les questions à toute vitesse. Je vais essayer avec vous. Surestimé/Sous-estimé. Allons-y.
Les craintes inflationnistes.
DAMIAN FERNANDES :
Surestimées.
L’inflation devrait se modérer l’an prochain. L’inflation des biens est déjà en train de ralentir assez fortement. Pour ce qui est de l’inflation des services, on constate un ralentissement sur le marché du travail.
L’inflation est surestimée à cause de la façon dont elle est perçue. Elle va probablement ralentir.
INGRID MACINTOSH :
La Chine et les confinements.
DAMIAN FERNANDES :
Oh, j’ai presque envie de passer mon tour. Je pense que c’est sous-estimé. Permettez-moi de préciser ma pensée. Je dirais « sous-estimé », parce que la Chine en est au point où les marchés développés – c’est-à-dire le Canada, les États-Unis et l’Europe – en étaient en novembre dernier. Il y a un an, en novembre, quand Omicron s’est propagé, on a constaté une augmentation du nombre de cas malgré le fort taux de vaccination.
Et à un moment donné, les dirigeants ont bien vu qu’on ne pouvait rien y faire. Ils ont carrément cessé de compter les cas de Covid en décembre dernier. En fait, ils ont dit ça y est, on capitule. C’est comme ça. Je crois que la Chine se rend lentement compte qu’une politique zéro Covid n’est plus tenable, compte tenu du fait qu’Omicron échappe au vaccin et de sa contagiosité.
Et ça promet d’être tumultueux. La Chine a essayé de se séparer du reste du monde en adoptant une politique zéro Covid et en vantant son efficacité. On va assister à une montée en flèche du nombre de cas, mais on va tous se retrouver au même point, avec une population vaccinée qui a aussi déjà été infectée dans une certaine mesure.
INGRID MACINTOSH :
Ça commence déjà à se produire. D’ici à ce que ce balado soit publié, on aura quelques semaines de retard. Mais on voit que le gouvernement commence à adoucir un peu le ton à cet égard. Et c’est l’une des plus grandes économies du monde. Oui.
DAMIAN FERNANDES :
C’est l’une des plus grandes économies du monde, avec une forte densité de population dans les zones urbaines et un variant très transmissible qui échappe au vaccin. Je précise que je n’essaie en aucun cas de minimiser l’ampleur de la Covid. La question est de savoir si c’est surestimé ou sous-estimé. Je dirais que le problème de la politique zéro Covid en Chine est sous-estimé, parce qu’elle va probablement échouer.
INGRID MACINTOSH :
Là encore, ce sera peut-être terminé avant que ce balado ne soit publié. Mais qu’en est-il de la Coupe du monde?
DAMIAN FERNANDES :
Ok. La Coupe du monde. Surestimée ou sous-estimée? J’ai grandi en jouant au soccer. J’ai grandi en jouant au foot, pour ceux qui ne vivent pas en Amérique du Nord. On appelle ça le soccer en Amérique du Nord. Je vais dire « sous-estimé ». C’est l’une des rares fois où, tous les quatre ans, des pays se rassemblent pour l’un des sports les plus compétitifs qui soient, où il faut réunir habileté, effort et esprit d’équipe.
Pour moi, c’est complètement sous-estimé. J’adore le soccer. Cette Coupe du monde promet d’être phénoménale.
INGRID MACINTOSH :
Et ça dépasse toutes les considérations géopolitiques.
DAMIAN FERNANDES :
Tout à fait.
INGRID MACINTOSH :
Pour conclure, vos perspectives pour 2023 : Optimistes? Neutres? Équilibrées?
DAMIAN FERNANDES :
On entend parler d’optimisme prudent, ou d’incertitude. Mais je dirais que ce sera mieux que cette année. Disons les choses ainsi : Les événements qui ont façonné cette année, avec une inflation forte et persistante qui a obligé les banques centrales du monde entier à resserrer fortement leurs politiques monétaires, tout ça, c’est dernière nous.
C’est vrai qu’on s’en va vers un ralentissement, peut-être même une légère récession. Mais les facteurs qui nous ont mis dans cette situation sont aussi ceux qui vont nous en sortir. Je suis donc résolument optimiste, par rapport à ce qu’on a connu ces 12 derniers mois.
INGRID MACINTOSH :
C’est le mieux que l’on puisse faire. Et pour ce qui est des marchés, vous n’avez pas le choix d’y participer, mais vous pouvez choisir où placer nos actifs et comment les gérer. Merci beaucoup d’avoir été des nôtres aujourd’hui.
DAMIAN FERNANDES :
C’est toujours un plaisir, Ingrid. C’était super. J’ai adoré cette conversation. C’était super de discuter en personne, pour ceux qui nous écoutent.
INGRID MACINTOSH :
Si vous souhaitez en savoir plus sur l’approche de Gestion de Placements TD en matière de durabilité, vous trouverez notre récent rapport annuel sur l’investissement durable sur le site de Gestion de Placements TD, ainsi que nos derniers commentaires et nos dernières ressources sur le leadership éclairé. Et pour profiter de l’expertise et des dernières nouvelles de Gestion de Placements TD, retrouvez-nous sur LinkedIn à TD Asset Management.
Merci de nous avoir écoutés aujourd’hui. On se retrouve en janvier pour discuter de ce que nous réserve la nouvelle année avec notre chef des placements, David Sykes. Portez-vous bien et prenez soin de vous.
Renseignements importants:
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Le Comité de répartition des actifs de Gestion de patrimoine TD (le « Comité ») est formé de divers professionnels des placements de la TD. Le Comité a le mandat de publier des perspectives trimestrielles qui présentent un point de vue concis sur la situation à prévoir sur les marchés pour les 6 à 18 mois à venir. Ces conseils ne garantissent pas les résultats futurs, et les événements sur les marchés peuvent se révéler sensiblement différents de ceux implicitement ou explicitement formulés dans les perspectives trimestrielles du Comité. Les perspectives trimestrielles ne remplacent pas les conseils de placement.
Le présent balado peut contenir des déclarations prospectives qui sont de nature prévisionnelle et pouvant comprendre des termes comme « prévoir », « s’attendre à », « compter », « croire », « estimer », ainsi que les formes négatives de ces termes. Les déclarations prospectives sont fondées sur des prévisions et des projections à propos de facteurs généraux futurs concernant l’économie, la politique et les marchés, comme les taux d’intérêt, les taux de change, les marchés boursiers et financiers, et le contexte économique général; on suppose que les lois et règlements applicables en matière de fiscalité ou autres ne feront l’objet d’aucune modification et qu’aucune catastrophe ne surviendra. Les prévisions et les projections à l’égard d’événements futurs sont, de par leur nature, assujetties à des risques et à des incertitudes que nul ne peut prévoir. Les prévisions et les projections pourraient s’avérer inexactes dans l’avenir. Les déclarations prospectives ne garantissent pas les résultats futurs. Les événements réels peuvent différer grandement de ceux qui sont exprimés ou sous-entendus dans les déclarations prospectives. De nombreux facteurs importants, y compris ceux énumérés plus haut, peuvent contribuer à ces écarts. Vous ne devriez pas vous fier aux déclarations prospectives.
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