Affrontez le creux en douceur : 3 façons d’aborder l’argent de façon calme et confiante | Le balado L’expérience FNB
Publié : 28 mai 2026
Perspectives des marchés + 13 minutes = Perspectives actuelles
Le comportement des investisseurs peut influencer les rendements autant que les placements eux-mêmes, surtout en période de fluctuations des marchés. Lorsque les marchés reculent, des émotions telles que la peur, le biais de récence et le bruit sur les médias sociaux peuvent pousser les investisseurs à prendre des décisions précipitées et coûteuses. Dans cet épisode, nous explorons trois façons simples de gérer ces réactions avant qu’elles ne se transforment en erreurs coûteuses. Et si le fait de rester investi relevait davantage de la maîtrise de soi que de l’anticipation du marché?
Écoutez Isabela Sagan, directrice, Développement des affaires, FNB, Gestion de Placements TD Inc. (GPTD) et Trevor Cummings, vice-président et directeur, et chef, Distribution, FNB, GPTD, discuter d’idées concrètes pour vous aider à acquérir une meilleure discipline de placement.
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Quelques faits saillants :
- Quel rapport y a-t-il entre l’état d’esprit face à l’argent et les placements? (1:05)
- Pourquoi les investisseurs ont-ils de la difficulté à faire preuve de rigueur émotionnelle? (2:16)
- Comment utiliser la règle des 24 heures au moment d’investir dans des FNB ou des actions (6:00)
- Comment trouver l’équilibre entre la validation sur les médias sociaux et la logique financière (9:03)
Transcription :
Isabela : Bon retour au balado L’expérience FNB. Je m’appelle Isabella Sagan et, aujourd’hui, nous allons voir pourquoi même les personnes les plus intelligentes peuvent être leur propre pire ennemi en matière de placement. Il est possible que vos rendements n’aient rien à voir avec les FNB ou les actions que vous choisissez, mais que le problème vienne simplement de vous. Si vous avez déjà vendu un titre un jour où les cours étaient en baisse et avez constaté qu’ils ont atteint des sommets records le lendemain, alors cet épisode vous est destiné.
Aujourd’hui, je suis en compagnie de Trevor Cummings, de Gestion de Placements TD. Bienvenue de nouveau au balado. Trevor, c’est toujours un plaisir de te recevoir en tant qu’invité, surtout compte tenu de tes dizaines d’années d’expérience dans le secteur des FNB.
Trevor : Oui, merci ! J’en suis à ma 21e année à peu près dans les FNB. Il se trouve que je les aime beaucoup. Je pense que c’est un excellent outil à avoir dans sa boîte à outils. Ce n’est pas le seul, bien sûr, mais aujourd’hui, comme tu l’as dit, on est ici pour parler de quelque chose qui va bien au-delà de la sélection des placements.
Quel rapport y a-t-il entre l’état d’esprit face à l’argent et les placements?
Isabela : En effet. Alors, allons-y. Trevor, tu as les finances à l’esprit. J’ai les finances à l’esprit, tout comme nos auditeurs. Qu’on ait défini cette notion ou non, elle existe, et c’est l’ensemble des croyances que nous avons à l’égard de l’argent. Alors, qu’est-ce qu’avoir les finances à l’esprit a à voir avec les placements ?
Trevor : C’est un peu comme tu l’as dit, n’est-ce pas ? Tu as les finances à l’esprit, que tu y aies réfléchi ou non, que tu l’aies mis par écrit ou non. N’est-ce pas ? Je pense que le fait est que si tu as les finances à l’esprit et que tu n’as rien planifié à cet effet ou que tu n’y as pas réfléchi, ce peut parfois être aléatoire, ce qui pourrait probablement te coûter cher. Tu sais, je pense que le vieil adage selon lequel « celui qui ne sait pas d’où il vient ne sait pas où il va » s’applique ici.
Et comme tu l’as dit, on a tous les finances à l’esprit. C’est donc important. Je pense que c’est une occasion très intéressante pour les gens de se dire que s’ils n’y ont pas pensé avant, il est peut-être temps de commencer.
Isabela : C’est exact. Il y a donc trois façons d’améliorer votre état d’esprit financier, et c’est ce sur quoi on va se concentrer aujourd’hui. La première consiste à lutter contre le syndrome FOBI. La deuxième consiste à suivre la règle des 24 heures et la troisième, à se méfier de l’effet TikTok. Commençons par la première. On a tous entendu parler du syndrome « FOMO », soit la peur de rater une occasion.
Mais aujourd’hui, on va se concentrer sur le syndrome FOBI, c’est-à-dire la peur d’être inclus. C’est quand on a investi, mais qu’on craint que les marchés s’effondrent et qu’on perde tous ses placements ou son capital. Pourquoi la discipline émotionnelle est-elle l’élément le plus difficile dans le domaine des placements ?
Pourquoi les investisseurs ont-ils de la difficulté à faire preuve de rigueur émotionnelle?
Trevor : Je pense qu’il y a plusieurs raisons. Je veux dire, je commencerais par dire que je comprends. Après tout, c’est l’épargne de toute une vie qui est en jeu. Par conséquent, il est vraiment très facile de réagir de façon émotive à ce qui se passe sur les marchés. Des études ont montré que notre réaction à la douleur est environ deux fois plus forte que notre réaction au plaisir.
Si on le transpose aux marchés, on est peut-être deux fois plus sensible aux pertes sur les placements qu’aux gains. Pourtant, le marché ne sait pas vraiment ni ne se soucie de savoir si on a investi ici ou là. N’est-ce pas ? On peut donc effectuer un nouvel investissement dans son portefeuille. Et si le cours monte tout de suite après le placement, malheureusement, beaucoup d’investisseurs, moi y compris, valident parfois cette thèse.
« Oh, j’avais raison. » Vous voyez ? Pourtant, vous pourriez prendre une décision très sage à long terme. Et immédiatement après avoir pris cette décision de placement, la valeur du titre pourrait chuter. Là encore, sur le plan émotionnel, on a l’impression d’avoir fait une erreur de jugement ou quelque chose de ce genre. Par conséquent, le biais de récence ou le fait de surévaluer ce qui s’est passé récemment, tel que défini, est aussi un facteur très important.
Enfin, je dirais que les placements ne sont pas censés être une partie de plaisir. Vous savez, c’est un peu ennuyeux. On va essayer de les rendre un peu plus intéressants ici, d’accord ? Mais ce n’est pas nécessairement quelque chose qui devrait vous procurer une satisfaction émotionnelle. Encore une fois, il est probablement très important d’avoir un plan d’action.
Isabela : Oui, c’est vraiment difficile de faire la part des choses avec l’aspect émotionnel, de s’en débarrasser. Ce n’est pas amusant. C’est comme noir ou blanc : on fait ce qu’on a à faire, on comprend son processus et on s’en tient à lui.
Trevor : En effet.
Isabela : Alors, qu’est-ce qu’une solution de FNB pour FOBI ?
Trevor : Je pense qu’on peut penser aux FNB à bêta étroit ou aux FNB indiciels étroits. Les secteurs, les sous-secteurs, ce genre de choses. N’est-ce pas ? Je vais peut-être approfondir un peu cette question. Il y a une différence entre une bonne entreprise et une bonne action. Vous comprenez ? Je pense, par exemple, à certaines des sociétés qui vendent des médicaments contre la perte de poids ces derniers temps. D’accord ?
Cette idée est très, très en vogue en ce moment, ou plutôt, l’idée de l’intelligence artificielle est très, très en vogue en ce moment. Mais toutes les actions ou toutes les entreprises de ce secteur ne vont pas pour autant augmenter automatiquement. N’est-ce pas ? Donc, la tradition veut peut-être qu’on mette tous ses œufs dans le même panier et qu’on surveille ce panier, ou quelque chose comme ça.
Et avec un FNB sectoriel, c’est un peu comme si vous achetiez tout un panier. Vous pouvez acheter toutes les actions du secteur technologique ou une série de titres du secteur des soins de santé, ou vous pouvez acheter les six grandes banques canadiennes, par exemple, sans avoir à essayer de trouver celle qui générera un bon rendement. L’autre élément important à prendre en compte est le syndrome FOBI.
C’est un peu comme si vous achetiez un titre dont le cours augmente, mais que le cours d’un autre titre de la même catégorie augmente davantage. Cette situation engendre aussi parfois une réaction malheureuse et émotive. Il vaut donc peut-être mieux acheter tous les titres de cette catégorie.
Isabela : En effet. Oui. Du coup, on n’a pas à s’inquiéter de ça, comme tu l’as dit. Une action a beaucoup plus progressé que celle qu’on a choisie et on en est mécontent. Tout à fait. Ce qui nous amène d’ailleurs à notre deuxième sujet : la règle des 24 heures. Donc, si on ressent l’envie de vendre pendant une journée de marché baissier, la règle dit d’attendre 24 heures. C’est comme attendre 24 heures avant d’acheter quelque chose de façon impulsive sur Amazon.
Ce délai supplémentaire nous donne quelques heures de plus pour réfléchir et déterminer si c’est la bonne décision pour nous. Alors, comment appliquer la règle des 24 heures lorsqu’on investit dans des FNB ou des actions ?
Comment utiliser la règle des 24 heures au moment d’investir dans des FNB ou des actions
Trevor : On peut automatiser certaines choses. Disons que c’est un très bon conseil. D’accord ? Comme l’avis de notre mère quand elle nous dit que la nuit porte conseil. Habituellement, c’est assez sage comme conseil. C’est souvent judicieux, mais c’est la vie, vous savez : choisir de signer un bail, opter pour une université ou accepter une offre d’emploi. Attendre et réfléchir est souvent une bonne chose.
Ce conseil s’applique évidemment aux achats, mais aussi aux grandes décisions de la vie. Et investir peut parfois sembler insignifiant, mais ce qu’on fait ou ne fait pas peut parfois avoir un impact réel. C’est donc sensé d’attendre 24 heures. Je pense que l’automatisation partielle de l’approche de placement peut aussi s’avérer sensée. Pensez à établir un ordre à seuil de déclenchement, par exemple, ou une cible.
Si un placement prend de la valeur ou atteint un seuil, je vais automatiser une opération pour récupérer mes bénéfices, ou s’il y a une perte non réalisée dans mon portefeuille, au lieu de laisser une petite perte se transformer en grosse perte, je peux établir un ordre de gestion automatique. Une autre option peut être simplement le rééquilibrage. Vous savez, c’est très humain de vouloir surveiller son portefeuille.
C’est ce qu’on veut tous faire. Mais je dirais que plus on examine un portefeuille, plus il semble volatil en général. Or, le rééquilibrage permet aux investisseurs de faire autre chose qu’examiner leur portefeuille et se demander si c’est le moment de le rééquilibrer. « Ça a beaucoup augmenté. Ça a un peu augmenté. Ça a diminué. »
Un investisseur pourrait par exemple envisager d’augmenter considérablement un montant ou d’inscrire au calendrier que tous les six mois, il examinera son portefeuille et le rééquilibrera au besoin, plutôt que de le faire de façon aléatoire de temps à autre.
Isabela : Y a-t-il un délai idéal à respecter avant de procéder à un rééquilibrage ?
Trevor : Il existe de nombreuses écoles de pensée à ce sujet. Je pense que la plupart des professionnels des placements ont tendance à rééquilibrer les portefeuilles une fois par an. Un bon nombre d’investisseurs rééquilibrent leurs portefeuilles une fois par semestre. Donc, deux fois par an ou tous les six mois environ. Mais vous savez, on peut rééquilibrer son portefeuille aussi souvent qu’on le souhaite. On peut rééquilibrer son portefeuille chaque semaine, par exemple.
Mais le risque, c’est de tourner un peu en rond, n’est-ce pas ? On ne veut pas vendre A pour acheter plus de B pour ensuite, la semaine suivante, vendre B pour revenir à A. Ce genre d’opérations. N’est-ce pas ? Donc, assez souvent, on peut tirer parti des fluctuations importantes du marché, mais pas trop souvent pour ne pas déclencher des impôts ou payer des commissions supplémentaires qu’on n’aurait peut-être pas eu à payer autrement. Ce genre de tracasseries.
Comment trouver l’équilibre entre la validation sur les médias sociaux et la logique financière
Isabela : C’est exact. Ces points supplémentaires doivent également être pris en compte.
Trevor : En effet.
Isabela : Bien. Passons donc à notre troisième point : l’effet des conférences techno. Beaucoup d’entre nous passent du temps à consulter du contenu, que ce soit sur TikTok, par l’intermédiaire de Reels Instagram, sur Reddit, etc., ce qui peut causer beaucoup d’anxiété liée aux algorithmes, car les médias sociaux accordent la priorité à la volatilité extrême, puisque celle-ci génère beaucoup plus d’engagement. On ne voit donc pas beaucoup de conseils prônant la stratégie d’achat et de conservation.
Personnellement, je n’ai jamais vu quelqu’un parler d’un FNB qu’il aurait détenu de façon régulière au cours des 10 dernières années. Fait intéressant, une étude menée par Assent a révélé que 91 % des investisseurs de la génération Z ont indiqué qu’ils obtenaient leurs conseils de placement sur les médias sociaux. C’est un pourcentage énorme qui se fie aux médias sociaux. Comment trouver un équilibre entre la validation sociale et la logique financière ?
Trevor : Oui, ce que je dirais, encore une fois, c’est qu’il faut prendre un peu de recul en ce qui concerne les FNB, car tout le monde veut être apprécié. Tout le monde veut trouver sa tribu ou son clan. Et écoutez, j’ai moi aussi tendance à suivre des personnes pour lesquelles j’ai de l’estime ou avec lesquelles j’ai des affinités. Ce genre de considérations.
Les médias sociaux peuvent donc être un atout. Mais, comme tu l’as mentionné, les médias sociaux sont également un outil conçu pour accroître ou maintenir l’engagement. Et comme tu l’as dit, ces études portent sur les 10 ou 15 premières minutes à peu près. Ce sont nos centres d’intérêt et nos loisirs. Bref, c’est tout ce qui nous passionne. Et puis, les choses prennent parfois une tournure intéressante, car ce qu’on consomme a tendance à susciter une réaction émotive.
Encore une fois, si l’on transpose cette chose au domaine des placements, elle se traduit parfois par une envie irrépressible d’agir. Vous savez, vous m’avez peut-être déjà entendu le dire, mais l’investissement, c’est comme un savon : plus on y touche, plus il diminue.
Isabela : Ma citation préférée.
Trevor : Exact. Alors ? Tu sais, c’est important de faire des choses parfois, mais la plupart du temps, c’est important de ne rien faire. Alors, si on pense à une idée de FNB pour lutter contre cet effet TikTok ou cet effet des médias sociaux ou essayer d’y résister, on peut penser, disons, aux FNB indiciels, qui permettent d’acheter sur l’ensemble du marché.
Donc, pour chaque tendance qui semble urgente ou rare, on doit se lancer parce que tout le monde s’en sort bien. Or, elle fait automatiquement partie d’un FNB indiciel, car ce dernier permet d’acheter sur l’ensemble du marché. Il y a donc ces petites tendances ou ces petits secteurs qui sont en pleine effervescence ou qui ne cessent de grimper.
Je pense que ce qui caractérise un FNB indiciel pondéré en fonction de la capitalisation boursière, c’est que ces composantes indicielles, ces FNB, se rééquilibrent automatiquement. Donc, si une action devient plus populaire et augmente, elle obtient automatiquement une pondération plus élevée dans le portefeuille du FNB. Mais si une action connaît des périodes plus difficiles, si son cours baisse, elle obtient aussi automatiquement une pondération moins élevée dans le portefeuille du FNB indiciel.
Isabela : Je pense que beaucoup de gens seront surpris, car, si on regarde son FNB indiciel et ses placements sous-jacents, on détient probablement déjà sans même le savoir bon nombre des sociétés qui font actuellement beaucoup parler d’elles.
Trevor : Oui, vous n’en détenez peut-être pas beaucoup, mais il vaut mieux en détenir un peu que ne pas en détenir du tout, surtout s’il s’agit d’actions ou de titres qui, dans le futur, ne cesseront de grimper au fil du temps.
Isabela : Bien. Avant de terminer cet épisode, je voudrais vous lancer un défi, à Trevor, à nos auditeurs et à moi-même : la désintoxication des médias sociaux de 48 heures. La prochaine fois que les marchés seront à la baisse et que vous aurez envie de consulter votre application de placement, peut-être la déplacer à la fin de votre écran d’accueil, voire la supprimer ? Vos FNB feront le travail pour vous en arrière-plan et vous n’aurez pas à vous soucier de vérifier le cours, car il va augmenter ou baisser, que vous le consultiez ou non.
Alors, arrêtez de vérifier votre portefeuille et commencez à vivre l’instant présent.
Trevor : C’est entendu, oui. Défi accepté !
Isabela : Parfait. Merci d’avoir été des nôtres aujourd’hui. Comme toujours, restez curieux, tenez-vous au courant et conservez vos placements.
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