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Guide sur les FNB internationaux : Se constituer un véritable « passeport » de placements | L’expérience FNB

Publié : 29 avril 2026

Perspectives des marchés +    20 minutes = Perspectives actuelles

Les fonds négociés en bourse (FNB) internationaux sont un moyen simple d’investir dans les marchés en dehors de votre pays d’origine. Cependant, vous constaterez que le choix d’un FNB international n’est pas tout à fait aussi simple que la planification de vos vacances d’été.

Devriez-vous investir dans les marchés internationaux, mondiaux ou émergents? Chaque option offre un niveau différent d’exposition à des pays, des régions et des économies du monde entier.

Dans cet épisode, les investisseurs de tous niveaux apprendront comment utiliser les FNB internationaux pour diversifier leur portefeuille, réduire les risques et saisir des occasions de croissance à l’échelle mondiale.

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Hôtes:

  • Isabela Sagan, directrice, Développement des affaires, Gestion de Placements TD Inc. (GPTD)
  • Andres Rincon, directeur général, Ventes et stratégie de FNB, Valeurs Mobilières TD

 

Quelques faits saillants :

Transcription :

Isabela : Bienvenue au balado L’expérience FNB. Ici Isabela Sagan. Aujourd’hui, on va parler de placements internationaux dans les FNB. Je suis en compagnie d’Andrés Rincon, de Valeurs Mobilières TD. Bienvenue, Andrés! Comment allez-vous aujourd’hui?

Andrés : Très bien. Merci de l’invitation.

Isabela : Merci de votre présence. Avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous décrire en deux ou trois phrases votre rôle à Valeurs Mobilières TD?

Andrés : Je dirige le bureau Ventes et stratégies de FNB de Valeurs Mobilières TD, le volet courtage à la TD. Notre rôle est de faire en sorte que les marchés des FNB soient aussi simples que possible. On affiche un cours acheteur et un cours vendeur pour que l’investisseur désireux d’acheter ou de vendre le FNB ait accès à un prix.

Isabela : Génial. Très bien. Sans vous, on n’aurait pas donc de prix.

Andrès : Effectivement. Dans bien des cas, il n’y aurait pas de cours vendeur ou acheteur.

Isabela : Je vois. 

Quels pays sont considérés comme des marchés émergents?

Isabela : Je vous propose d’abord un jeu-questionnaire sur la géographie avant de répondre aux questions des auditeurs et d’examiner les définitions. Voici comment le jeu va fonctionner : je vous nomme un pays et vous me dites s’il s’agit ou non d’un marché émergent.

Andrés : D’accord.

Isabela : Vous êtes prêt?

Andrés : Oui.

Isabela : OK. La Chine.

Andrés : Un marché émergent. La deuxième économie mondiale. Mais je pense que ça demeure un marché émergent en raison de la difficulté d’y accéder et du revenu par habitant, qui demeure assez faible.

Isabela : L’Inde.

Andrés : Un marché émergent qui affiche l’une des croissances les plus rapides!

Isabela : Le Brésil.

Andrés : Certainement un marché émergent. La plus grande économie d’Amérique du Sud demeure un marché émergent.

Isabela : L’Australie.

Andrés : J’y suis allé plusieurs fois. Certainement un marché développé.

Isabela : OK. Et le Mexique.

Andrés : Le Mexique fait partie de l’Amérique du Nord, mais demeure un marché émergent. Oui. J’ai une question pour vous, si vous voulez bien.

Isabela : Oui!

Andrés : OK. La Corée du Sud?

Isabela : Ça dépend de l’indice.

Andrés : Tout dépend; ça peut aller dans un sens ou l’autre.

C’est un cas intéressant. Tout dépendant de l’indice, on considère qu’il s’agit d’un marché émergent ou d’un marché développé.

Et même si l’économie est déjà développée, les marchés y sont moins accessibles. L’indice MSCI considère qu’il s’agit encore d’un marché émergent, ce qui m’étonne, bien franchement Mais c’est comme ça.

Certains FNB l’inscrivent, mais d’autres pas, selon l’exposition. Voilà tout.

Isabela : C’est pourquoi il faut vérifier l’indice sous-jacent avant d’investir dans un FNB.

Andrès : Effectivement.

Quelle est la différence entre les marchés internationaux, mondiaux et émergents?

Isabela : J’aimerais en venir aux définitions. Quelle est la différence entre les marchés internationaux, mondiaux et émergents?

Andrés : D’abord, les marchés mondiaux englobent essentiellement toutes les économies.

Que sont les marchés mondiaux?

Andrés : Donc, les marchés mondiaux englobent toutes sortes d’économies, qu’elles soient émergentes, développées, etc.

En fait, les marchés mondiaux relèvent de différents mandats; je pense aux marchés totaux. En réalité, les marchés mondiaux réunissent certains sous-marchés qui permettent de moduler l’exposition.

Mais, de façon générale, on a accès à l’ensemble du marché.

Et ça vaut pour tous les pays, peu importe où le FNB est inscrit. Il faut le savoir. Sur les marchés internationaux, la distinction entre international et mondial dépend du lieu d’inscription du FNB.

Je donne un exemple. Dans le cas d’un FNB international inscrit au Canada, le pays d’inscription est habituellement exclu. Donc, le Canada est exclu. (La plupart du temps, ça exclut aussi les États-Unis, parce que nos deux pays sont très proches et que beaucoup d’investisseurs canadiens investissent aussi beaucoup aux États-Unis.) Tout dépend du marché. 

Que sont les marchés internationaux?

Andrés : En général, les marchés internationaux correspondent aux marchés mondiaux, moins les marchés locaux de l’investisseur. C’est la principale distinction à faire.

Par exemple, si vous êtes en Europe et que vous y investissez dans un FNB international, la plupart des appellations vont indiquer « Mondial » ou « Mondial X Europe ». Pas nécessairement « Mondial X (le pays) ». En général, « Mondial X Europe ». Parfois, ce n’est pas aussi précis. Mais c’est l’idée. Les marchés internationaux vous exposent à la plupart des marchés éloignés.

Que sont les marchés émergents?

Andrés : Et il y a les marchés émergents, qui, comme le nom l’indique, se caractérisent par une forte croissance. En général, ce sont des régions moins stables sur le plan politique. Le risque est un peu plus grand et le rendement peut être plus élevé, mais on s’expose à des pays qui développent leur économie à l’échelle mondiale.

Isabela : Très bien. Voilà des définitions claires avant d’entrer dans les détails. Merci. 

Comment investir dans des FNB internationaux?

Isabela : L’une des questions les plus fréquentes de nos auditeurs cherche à savoir comment investir dans des FNB internationaux.

C’est une question très générale, mais j’aimerais qu’on aborde en premier trois aspects principaux. 

1. Déterminer l’exposition géographique

Le premier détermine quelle exposition géographique on recherche avec un FNB. Ça tient compte des objectifs et de l’horizon de placement. Par exemple, vous pourriez opter pour le large éventail d’un FNB indiciel international ou préférer un FNB propre à un pays. 

2. Choisir entre les FNB à gestion active et les FNB à gestion passive

Le deuxième élément vise à choisir entre gestion active et passive pour l’exposition. C’est important; les FNB à gestion active comportent des frais plus élevés que les FNB à gestion passive. 

3. Portez attention à l’ouverture des marchés

Troisième élément, il faut tenir compte du moment de la journée avant d’exécuter l’opération. Au Canada, les marchés sont ouverts entre 9 h 30 et 16 h. Mais, en Europe, par exemple, certains pays ont six heures d’avance. Si on opte pour l’exposition internationale d’un FNB, il faut s’assurer que le marché sous-jacent est ouvert afin de profiter d’un juste prix et de liquidités.

Mais je ne vous apprends rien, Andrés. Ce qui m’amène à ma prochaine question. Selon vous, quelles sont les pratiques gagnantes dans l’exécution des opérations internationales?

Andrés : Je vais en parler dans un instant. Mais, avant, je voudrais revenir sur l’un de vos premiers points : l’ampleur de l’exposition. 

Il ne faut pas oublier les FNB à pays unique

On oublie qu’il existe aussi des FNB pour un seul pays. Souvent, quand on pense aux placements internationaux, on les associe à l’ensemble du marché.

Mais ça comprend aussi des pays individuels. En général, ces placements sont offerts par certains émetteurs aux États-Unis et au Canada. Ils sont relativement bon marché.

Mais c’est plus ciblé, si on veut une exposition à un événement ou à quelque chose qui se passe dans une économie en particulier.

Isabela : Oui. Et il faut aussi beaucoup se renseigner sur le sujet ou sur l’économie du pays.

Andrès : Effectivement. 

Achat d’un FNB international

Andrès : Pour en revenir à votre question, elle est très importante.

La première chose à comprendre pour les investisseurs, c’est ce qui se passe quand on achète des parts d’un FNB international.

Comment fonctionnent les FNB internationaux?

Ce FNB regroupe un ensemble de titres.

Dans ce genre de FNB, les titres sont souvent inscrits dans des pays à l’extérieur de votre fuseau horaire.

Il est donc important de garder à l’esprit que, souvent, mais pas toujours, le FNB international détient des titres offerts sur des marchés qui sont fermés. N’est-ce pas?

Par exemple, si vous achetez des parts d’un FNB axé sur l’Asie, il faut savoir que les marchés asiatiques sont fermés pendant que le marché canadien est ouvert.

En Europe, les marchés sont généralement fermés entre 10 heures et midi, heure d’ici.

Il faut aussi comprendre que les marchés des FNB internationaux sont normalement fermés en totalité ou en grande partie après 12 heures (midi).

Il faut donc tenir compte de deux aspects : la couverture et la négociation. Comment le teneur de marché peut-il couvrir cette exposition? Comme tous les marchés sont fermés, c’est plus difficile. Sans entrer dans les détails sur la couverture de cette exposition, la tâche est plus difficile. C’est la chose la plus importante à comprendre; c’est plus difficile de se couvrir lorsque le marché est fermé.

Par conséquent, il vaut souvent mieux négocier lorsque les marchés sont ouverts.

Risques et facteurs à prendre en compte lors de la négociation de FNB internationaux

Isabela : Est-ce que l’ampleur de l’opération compte, grosse ou petite? Y a-t-il des différences?

Andrés : Oui. Bien sûr, le marché affiche toujours un certain volume d’achats et de ventes. À mesure que le risque et le volume augmentent, en général, l’opération devient plus délicate pour nous.

On conseille alors aux investisseurs d’exécuter l’opération, notamment dans le cas d’un FNB international, en passant des ordres à cours limité plutôt que des ordres au marché. C’est très important.

De plus en plus, un conseiller qui fait affaire avec un bureau capable de traiter directement avec un teneur de marché indépendant ou propriété d’une banque – ça ne s’adresse donc pas à tout le monde – et qui peut négocier à la valeur liquidative

va procéder de la sorte pour les grosses opérations et celles sur les FNB internationaux. C’est comme pour un fonds commun de placement. Quand on négocie des parts, on peut le faire à la valeur liquidative.

L’avantage de négocier à la valeur liquidative, c’est de pouvoir attendre la clôture de tous les marchés couverts par le FNB. De la sorte, on obtient le cours de clôture à une heure fixe, au lieu d’imposer aux teneurs de marché le risque de deviner le cours le lendemain à la clôture de tous les marchés.

On peut alors opter pour un ordre à cours limité, sachant qu’un teneur de marché va assumer le risque, ce qui va entraîner un écart parce que les marchés sont fermés.

Ou on peut négocier à la valeur liquidative, si on y est autorisé. Et dans ce cas, l’investisseur assume le risque à un jour sur ces marchés, par exemple.

On mentionne souvent ces exemples-là.

Aussi, en investissant à l’échelle internationale – on le voit sur ces marchés aujourd’hui – on oublie souvent que les opérations de change forment un volet important. Et ça fait fluctuer le cours du FNB dans le temps.

Isabela : Je vois. Plus tard, on va parler des avantages et des inconvénients; ça pourrait être un des inconvénients sur lesquels on va revenir. 

Qu’est-ce que la préférence nationale en matière de placement?

Isabela : J’aimerais changer de cap et aborder la préférence nationale.

En général, on préfère s’en tenir à ce que l’on connaît. C’est la nature humaine. Et pour notre portefeuille, ça peut être très risqué.

Par exemple, les actions canadiennes ne représentent qu’environ 3 % de l’univers de placement. C’est moins que pour NVIDIA, à environ 5 %.

Andrés : Et c’est plutôt triste. Mais oui.

Isabela : Oui. De fait, le marché canadien enregistre des rendements incroyables. Par exemple, 32 % l’an dernier. L’année précédente, c’était 22 %.

Un jeune investisseur qui constate ces rendements élevés à deux chiffres pourrait vouloir doubler son exposition aux titres canadiens.

Pour éviter cette préférence nationale, comment les investisseurs devraient-ils évaluer les FNB internationaux et mondiaux et déterminer lesquels conviennent mieux à leur portefeuille et à leur stratégie?

Comment éviter la préférence nationale

Andrés : La meilleure façon de s’y prendre, c’est de bien comprendre la composition du portefeuille. En toute franchise, ce n’est pas facile pour tous les investisseurs.

Supposons que vous déteniez dix FNB. Ce n’est pas tout le monde qui comprend la composition de son FNB; il peut contenir des milliers de titres. En tant que conseiller, il faut idéalement connaître la répartition et l’exposition. Pour un investisseur direct, ce n’est pas toujours aussi facile.

Mais d’abord, il faut comprendre exactement ce que contient le portefeuille. À quels pays, à quelles régions et à quelles catégories d’actif on est exposé.

Ensuite, on peut évaluer ce qui nous manque ou sur quoi se concentrer.

Comme vous l’avez mentionné, souvent, on choisit ce que l’on connaît le mieux. Tout le monde connaît la TD, les banques, les supermarchés et les entreprises canadiennes. On se sent en terrain connu. On les voit tous les jours. On investit donc massivement dans ces sociétés.

Mais ça favorise la concentration. Et ce n’est pas seulement un problème canadien. Ça touche aussi les États-Unis, où bien des investisseurs misent uniquement ou très fortement sur le marché américain. Au moins, les investisseurs canadiens sont exposés aux États-Unis et au Canada, mais moins à l’étranger.

Et c’est important de comprendre son degré d’exposition aux États-Unis, au Canada et à quoi on n’a aucune exposition dans le monde.

Il faut comprendre nos lacunes et chercher à les combler, que ce soit avec un FNB pour un seul pays, un FNB des marchés émergents, un FNB des pays développés, etc.

C’est la principale façon de déterminer s’il faut investir à l’échelle mondiale – ce qui comprend tout ce dont on vient de parler – ou à l’échelle internationale, ce qui s’éloigne plus probablement de la composition actuelle de votre portefeuille.

Isabela : Je vois. 

Devriez-vous utiliser des FNB à gestion passive ou active pour obtenir une
exposition internationale?

Isabela : On a vu qu’il est essentiel pour le portefeuille d’obtenir une exposition internationale.

Je reviens à l’un des trois facteurs mentionnés au début :

Faut-il utiliser des FNB à gestion passive ou à gestion active pour bénéficier de cette exposition?

Andrés : Tout dépend de l’investisseur. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.

Il s’écrit beaucoup de choses sur la gestion passive et active. Je ne vais pas entrer dans les détails. 

Avantages des FNB à gestion passive pour les placements internationaux

Mais, de façon générale, un placement passif coûte moins cher. Et c’est très transparent. Comme ces FNB ne sont pas rééquilibrés quotidiennement, mais plutôt à un moment précis, disons chaque trimestre ou deux fois l’an, on sait pas mal à quoi on est exposé. C’est aussi vrai souvent de l’exposition aux différentes régions.

Comme je l’ai mentionné, si on investit dans un FNB exposé ou non à la Corée, on le sait.

Et c’est très important. Il faut comprendre les pays auxquels on est exposé et les coûts de cette exposition. Il faut aussi avoir une exposition élargie. C’est ce que propose la gestion passive.

Il s’agit d’une solution tout-en-un, une solution simple et généralement très peu coûteuse. 

Avantages des FNB à gestion active pour les placements internationaux

Comme les marchés internationaux ont tendance à être moins efficaces qu’un marché américain, l’un des avantages de la gestion active est de donner accès à des gestionnaires de portefeuille spécialisés dans ces marchés.

Ils voyagent tout le temps. Ils rencontrent des sociétés partout dans le monde. De ce fait, ils comprennent ces marchés mieux que la plupart des investisseurs locaux.

Ça leur permet souvent de trouver plus d’occasions à l’étranger. Pas toujours, mais parfois. Aussi, certains de ces gestionnaires obtiennent des rendements supérieurs.

En fait, lorsqu’il s’agit d’investir à l’étranger, les Canadiens font presque toujours confiance à un gestionnaire de fonds pour le volet international, entre autres secteurs de placement clés, parce que c’est un peu plus compliqué.

Isabela : Intéressant. Je ne savais pas.

Andrés : Oui. Mais, il y a un coût à ça. Il faut rémunérer le gestionnaire de portefeuille. Les frais sont un peu plus élevés.

Mais, on constate actuellement une forte croissance des FNB à gestion active en Amérique du Nord.

Au Canada, le quart du marché est en gestion active (même un peu plus). On est un chef de file mondial pour le volume d’actifs en gestion active. Toutefois, l’an dernier, la moitié des flux vers les FNB étaient en gestion active aux États-Unis, soit seulement 10 % ou 11 % des actifs gérés. Mais ça explose depuis trois ans.

Et le tiers des flux l’an dernier dans les FNB américains était en gestion active. La croissance est phénoménale. Les titres à revenu fixe et l’exposition internationale sont deux secteurs clés qui ont connu une croissance phénoménale.

Isabela : On parle donc d’un sujet d’actualité qui reprend les tendances.

Quels sont les avantages et les inconvénients d’investir dans des marchés internationaux? 

Isabela : OK. Quels sont les avantages et les inconvénients d’investir dans les marchés internationaux?

Andrés : On a déjà évoqué certains avantages. 

Avantages des placements internationaux

C’est une solution tout-en-un pour diversifier son portefeuille en ajoutant des titres mondiaux.

Franchement, il est difficile de faire mieux. En appuyant sur un bouton, on a accès à des centaines, voire des milliers, de sociétés dans le monde.

On profite de l’exposition à des chefs de file dans leur domaine à l’extérieur de son propre pays. Je pense à la Corée, au Japon ou à l’Europe. D’un seul clic, on peut être exposé à tous ces pays fascinants.

Ça permet aussi de profiter de secteurs en croissance qui ne sont peut-être pas en phase avec les marchés d’ici, en Amérique du Nord. Leurs économies diffèrent et sont influencées par d’autres facteurs.

Dans le contexte géopolitique actuel, le comportement varie beaucoup entre les marchés émergents et les marchés locaux. Tous ces marchés sont différents; c’est ça la diversification.

Voilà pour les principaux avantages d’investir à l’échelle mondiale. 

Inconvénients des placements internationaux

Andrés : Un des inconvénients, même si ce n’en est pas un aujourd’hui, découle de la vigueur historique affichée par marché américain.

Les investisseurs canadiens ou américains se sont toujours demandé pourquoi ils investissaient à l’étranger alors que le marché américain ou canadien est si vigoureux. C’était la tendance avant, dans une certaine mesure, mais certainement pas dans les dernières années.

En termes de rendement, le Canada, par exemple, a surpassé l’indice S&P 500 l’an dernier. Tout comme beaucoup de marchés émergents. Ça paraît dans les flux.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait du biais d’achat national. À l’heure actuelle, les Canadiens achètent plus que jamais au Canada. En deuxième place, c’est le secteur international qui profite du plus d’achats. Les États-Unis arrivent au troisième rang. Mais il y a deux ans à peine, ces volumes aboutissaient entièrement ou pour la plupart aux États-Unis.

En partie pour des raisons de rendement, les Canadiens investissent énormément dans les Sept Magnifiques aux États-Unis. Mais ils se rendent compte qu’ils devraient peut-être s’intéresser à d’autres régions.

Par contre, il y a un revers à la médaille : le rendement historique n’a pas toujours surpassé celui du marché, mais c’est le cas aujourd’hui.

Autre inconvénient, je pense aux coûts plus élevés d’investir à l’échelle mondiale, en général.

Il y a aussi plus de frictions pour acheter et vendre les titres.

Ensuite, il y a plus de risques, évidemment. On dit des marchés qu’ils sont développés pour une raison. Ça vaut aussi pour les marchés émergents.

En général, les risques géopolitiques sont plus grands, ce qui peut augmenter la volatilité. Parfois, cette volatilité compense le phénomène à l’échelle locale. Mais c’est difficile à dire; il faut voir ce qui se passe.

Voilà donc certains des avantages et des inconvénients que l’on peut voir.

Pour en revenir à la négociation, il est plus difficile d’acheter un FNB international qu’un FNB local, mais pas tant que ça, en réalité.

Mais il faut aussi en tenir compte.

Isabela : Je vois. Tout ça se tient. Je retiens ce que vous avez dit sur l’accès aux grandes marques, comme LVMH, Toyota ou Adidas. Peut-être que certains portent des vêtements Adidas actuellement.

Andrés : Je pense aussi à Novo Nordisk et à bon nombre de ces sociétés.

Isabela : Oui, exactement. 

Diversification à l’échelle internationale : résumé

Isabela : Génial. En conclusion,

il faut garder à l’esprit que les occasions dépassent largement nos frontières. La diversification à l’échelle internationale est l’une des façons les plus efficaces de bâtir un portefeuille résilient à long terme.

Merci d’avoir été des nôtres. Comme toujours, restez curieux et informés, et continuez d’investir.

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Les stratégies de placement et les titres en portefeuille peuvent varier.

Le présent document peut contenir des énoncés prospectifs. Les énoncés prospectifs reflètent les attentes et les projections actuelles à l’égard d’événements ou de résultats futurs en fonction des données actuellement disponibles. Ces prévisions et projections pourraient s’avérer inexactes à l’avenir, car des événements qui n’ont pas été prévus ou pris en compte dans leur formulation pourraient se produire et entraîner des résultats sensiblement différents de ceux exprimés ou implicites. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas le rendement futur et il faut éviter de s’y fier. 

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